Juníper Serra

Juníper Serra (de son nom de baptême Miguel José Serra) est un missionnaire franciscain espagnol né le 24 novembre 1713 à Petra, et mort le 28 août 1784 à Monterey, en Californie. Issu d'une famille de paysans illettrés, il travaille dès l'enfance dans l'exploitation familiale avant d'entrer chez les franciscains à Palma en 1730, où il adopte le nom religieux de Juníper. Brillant étudiant, il est ordonné prêtre en 1737, obtient une licence en philosophie en 1740 et un doctorat en théologie. Il enseigne au couvent de San Francisco à Palma, comptant parmi ses élèves Francisco Palóu et Juan Crespí.
En 1749, à 36 ans, Serra part pour le Nouveau Monde. Il enseigne la philosophie au Collège San Fernando de Mexico, puis se porte volontaire en 1750 pour les missions de Sierra Gorda au Mexique. Il y reconstruit la mission de Jalpan et fonde quatre autres, inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2003 pour leur style baroque mestizo. De 1758 à 1767, il exerce comme enseignant et inquisiteur en Nouvelle-Espagne.
En 1767, après l'expulsion des jésuites par Charles III, Serra est nommé président des missions de Basse-Californie. Il supervise les efforts franciscains, mais les épidémies déciment les populations indigènes. En 1769, il rejoint l'expédition en Haute-Californie, fondant la mission San Diego de Alcalá, la première de la région. Jusqu'à sa mort, il préside à la création de neuf des vingt-et-une missions franciscaines en Alta California, dont San Carlos Borromeo à Carmel (son quartier général dès 1770). Ces missions posent les bases de villes comme San Diego, San Gabriel et San Francisco.
Juniper Serra meurt en 1784 à la mission San Carlos Borromeo, où il est enterré. Béatifié en 1988 par Jean-Paul II, il est canonisé en 2015 par le pape François, malgré des controverses : les missions sont accusées d'avoir infligé souffrances, mauvais traitements, conversions forcées et destruction culturelle aux peuples autochtones. En 2020, sa statue est déboulonnée à San Francisco lors de manifestations. Défendu comme protecteur des indigènes, il est reconnu comme l'«apôtre de la Californie» et sa statue représente l'État au Capitole américain. Sa fête est célébrée le 28 août.
ℹ️ A Petra, on peut visiter sa maison natale ainsi qu'un petit musée. 
📝 Voir mon article.


























📸 Photos prises en Juin-Juillet 1997, en Juin 2000, en Octobre 2012, en Juin-Juillet 2021, en Septembre-Octobre 2022, en Mai-Juin 2023 et en Mai-Juin 2025.



Alaró - Le château

Pour se rendre au Castillo de Alaró, il faut quitter le village par le nord et 02 km plus loin, prendre à gauche une étroite route qui finit en chemin de terre. Vient ensuite une montée en virages de 04 km. Là on atteint une auberge avec parking. De là, on peut admirer une magnifique vue sur Alaro et la plaine centrale et sur la masse rocheuse au sommet de laquelle on aperçoit le château.
Les origines de ce château remontent à l'époque maure, peut-être même avant. De ce château, on pouvait surveiller les vallées d'Orient et de Soller.
Jaime 1er l'a utilisé comme forteresse pour assurer la sécurité de l'île.
Quand Alphonse III d'Aragon a essayé d'annexer l'archipel des Baléares, il assiège, entre autre, le Castillo de Alaró, mais Cabrit et Bassa, vassaux de Jaume II, refusent de se rendre mais finalement, le château tombe aux mains des assaillants et ils sont faits prisonniers, condamnés à mourir empalés et brûlés. Aujourd'hui, encore, ils sont presque vénérés comme des saints.


📝 Mon article sur Alaró

📝 Mon article sur Jaume II

📝 Mon article sur Cabrit et Bassa

 

 

Petra - Ermitage de Nuestra Señora de Bon Any


L'ermitage (ou sanctuaire) de Nuestra Señora de Bon Any est un lieu de pèlerinage et un site religieux emblématique, près de Petra.
Il se trouve au sommet du Puig de Bonany (environ 317 m d’altitude), une colline visible de loin au centre de l’île. Le site offre de superbes vues panoramiques sur la plaine de Majorque. C’est un endroit paisible, entouré de nature (le mont fait partie d’une zone naturelle de plus de 300 hectares).
«Bon Any» signifie «bonne année». Selon la légende, en 1609, les habitants de Petra sont montés sur la colline pour prier la Vierge afin d’obtenir de la pluie après une période de sécheresse. Leurs prières ont été exaucées, d’où le nom.
Le sanctuaire remonte au début du XVIIème siècle (autour de 1606). À l’origine, il s’agissait d’un simple oratoire dédié à la Vierge Marie (une apparition ou une image miraculeuse est mentionnée au XVIème siècle).
Au XIXème siècle, le sanctuaire s’est dégradé et a nécessité des restaurations. En 1896, des ermites de la Congrégation des Ermites de Saint Paul et Saint Antoine s’y sont installés pour le garder, d’où le nom d’ermitage. Des cellules, une cuisine et un réfectoire ont été ajoutés.
L’église actuelle date de 1920-1925 : elle a été reconstruite dans un style historiciste avec des racines néo-baroques, sur les ruines d’une église baroque précédente (démolie en 1919). L’image de la Vierge est une statue en bois polychrome.
C’est un des aspects les plus célèbres du lieu : Fray Junípero Serra (le franciscain originaire de Petra qui a fondé de nombreuses missions en Californie et au Mexique) y a prêché son dernier sermon à Majorque avant son départ pour l’Amérique en 1749. Il avait une grande dévotion pour Notre-Dame de Bon Any. 
C’est un site touristique et spirituel prisé pour ses vues, son calme et son histoire.
On peut y loger dans des chambres simples (type gîte monastique).
Il y a une chapelle, une petite boutique de souvenirs religieux, mais pas de restaurant.
Des sentiers de randonnée mènent au sommet (balade modérée d’environ 4 km aller-retour avec un peu de dénivelé).






















📸 Photos prises en Juin-Juillet 1997, en Juin 2000, en Octobre 2012 et en Septembre-Octobre 2022.


Loona devant l'Ermitage.