Bartolomé Calafat


Bartolomé Calafat, surnommé "Tolo", est né à Palma en 1970.

C'était un technicien en télécommunications, alpiniste, coureur de montagne et triathlète.
Malheureusement,  il est décédé, en avril 2010, en redescendant de l'Annapurna.

Tolo Calafat était un sportif polyvalent, passionné par la montagne. Originaire de Majorque, il a grandi dans la Serra de Tramuntana, qui a inspiré ses débuts en alpinisme. Il a d’abord pratiqué l’athlétisme, puis le triathlon, avant de se consacrer aux courses de montagne et à l’alpinisme de haute altitude. Avec des amis comme Pere Joan March et Tòfol Castanyer, il a contribué à poser les bases des courses de montagne modernes à Majorque et aux Baléares.

Tolo Calafat a marqué l’histoire de l’alpinisme majorquin par ses ascensions impressionnantes :
Sommets de plus de 8 000 mètres : Il a atteint les cimes de cinq « huit-mille » : Cho Oyu (8 201 m, 2004), Everest (8 848 m, 18 mai 2006, avec Juan Antonio Olivieri, premier Baléare à atteindre le sommet), Broad Peak (8 051 m), Shishapangma (8 027 m), Annapurna (8 091 m, 27 avril 2010, son dernier sommet).
Autres ascensions notables : Aconcagua (6 954 m, Argentine), Cordillère Blanche (Pérou, incluant Artesonraju, Urus, Ishinca, Pisco, Alpamayo), et plusieurs sommets dans les Alpes (Mont Blanc, Monte Rosa) et les Pyrénées (Aneto, Monte Perdido, Posets).
Contributions locales : Il a participé à l’organisation des premières compétitions de courses de montagne à Majorque, renforçant la culture de l’alpinisme dans les Baléares.

En avril 2010, Tolo Calafat participe à une expédition sur l’Annapurna, dirigée par l’alpiniste basque Juanito Oiarzabal, avec Carlos Pauner. Le 27 avril, il atteint le sommet à 16h15 (heure locale), mais le groupe est pris dans une tempête de neige lors de la descente. Épuisé et souffrant d’un œdème cérébral, Tolo s’arrête à environ 7 500-7 600 m d’altitude, incapable de continuer. Ses compagnons, Oiarzabal et Pauner, atteignent le camp 4, mais Tolo reste bloqué avec un sherpa, Dawa, qui tente de lui apporter des provisions (oxygène, corticostéroïdes, eau, nourriture).

Tentatives de secours :

- Un hélicoptère d’Air Zermatt, avec le médecin et alpiniste Jorge Egocheaga, tente un sauvetage, mais les conditions météorologiques (vent, brouillard, neige) empêchent de localiser Tolo.

- Le sherpa Dawa ne parvient pas à le rejoindre avant la nuit.

- Des alpinistes comme Horia Colibasanu se portent volontaires, mais le risque est jugé trop élevé, et l’équipe de la grimpeuse coréenne Oh Eun-Sun, également au camp 4, décline une offre de 6 000 € pour tenter un sauvetage.

Dernier contact : Le 28 avril à 17h20 (heure espagnole), Tolo communique par téléphone satellitaire avec sa femme, Marga, et ses compagnons. Très affaibli, il indique être couvert de neige et souffrir de gelures. Il ne répond plus après ce contact. 

Décès : Le 29 avril, les recherches sont abandonnées, et Tolo est déclaré mort, probablement d’épuisement, d’hypothermie et de complications liées à l’œdème cérébral. Son corps reste sur l’Annapurna à 7 400-7 600 m, car récupérer un corps à cette altitude est quasi impossible.

Controverses :
-  Responsabilité : Carlos Pauner a suscité la polémique en déclarant que Tolo était responsable de sa mort pour ne pas avoir eu assez de forces, ce qui a choqué certains observateurs et la communauté de Majorque. Juanito Oiarzabal, très affecté, a exprimé des regrets, se demandant si plus aurait pu être fait.
- Oh Eun-Sun : La grimpeuse coréenne, qui revendiquait l’ascension des 14 «huit-mille», était sur l’Annapurna au même moment. Son équipe a été critiquée pour avoir refusé de participer au sauvetage, préférant se concentrer sur sa propre expédition.

Héritage à Majorque :
- Hommage : Tolo Calafat reste une figure emblématique du sport baléare. En 2020, dix ans après sa mort, des médias comme Ultima Hora et IB3 ont célébré son héritage, soulignant son charisme, son talent et son rôle dans la promotion de l’alpinisme à Majorque. Un documentaire, Annapurna (2010), réalisé par Arancha Vega, retrace son dernier exploit.
- Funérailles : Un service funèbre a eu lieu le 30 avril 2010 à l’église Santa Creu de Palma. Le RCD Mallorca et d’autres institutions ont exprimé leurs condoléances.

- Impact local : Tolo a inspiré une génération d’alpinistes et de coureurs de montagne à Majorque. Sa devise, «Mallorca a Dalt de Tot» («Majorque au sommet»), symbolise son attachement à l’île. 

 

Balearia


Depuis 1974, date de notre premier voyage à Mallorca, nous y étions toujours allés en avion.
Même quand nous avons eu notre première chienne caniche et que nous avons décidé de l'emmener avec nous, on peut dire que nous avons vécu un nombre incalculable de péripéties en tout genre à chaque voyage (je pourrais écrire un livre) mais on persistait à prendre l'avion. Et on a persévéré avec notre 02ème caniche...
Puis vinrent les années où pour des raisons personnelles nous ne sommes plus allés à Palma.
En 2012, on décida de retourner à Mallorca, mais là, en plus du caniche, nous avions aussi un labrador. Donc là, l'avion devenait impossible et ce sera, alors, le bateau et la Compagnie Balearia (dont on avait si souvent vu les bateaux dans le port de Palma).
Nous sommes passés par leur représentant à Montpellier pour réserver nos 02 passages aller et retour Barcelone/Palma, le passage de la voiture et les 02 chiens.
A l'aller, nous avons voyagé de nuit et ne sachant pas trop comment cela se passait vu que c'était notre première traversée en bateau, nous n'avions pas réservé de cabine pour la nuit. On a voyagé assis mais il y avait de la place ce qui fait que, finalement, nous avons pu nous allonger sur les banquettes et dormir un peu.
Sinon, j'appréhendais un peu l'embarquement de la voiture, car on le fait soi-même, mais ça s'est très bien passé.
Il était prévu que les chiens soient mis dans des cages de transport "style avion", arrimées au bastingage par de simples cordes et empilées les unes sur les autres, prévues à cet effet sur le pont du bateau, vu mon peu d'empressement à faire voyager mes chiens dans de telles conditions,  le commissaire de bord m'a dit que je pouvais les laisser dans la voiture puisqu'elle était sur le pont à l'air libre et qu'ils seraient mieux. J'ai apprécié car je savais qu'ils considèrent la voiture comme leur maison et qu'ainsi, ils restaient tous les deux et seraient moins stressés.
Les horaires ont été tout à fait respectés que ce soit au départ de Barcelone ou à l'arrivée à Palma, et pareil au retour.
Avant l'arrivée à Palma, le matin, on nous a servi un copieux petit-déjeuner. Et au retour, qui lui s'effectuait de jour, un heure après l'appareillage, on a eu droit à un déjeuner avec un large choix de plats
On peut, juste, regretter que le bar soit très peu ouvert de jour comme de nuit.... Et la petite boutique à bord toujours fermée....














📸 Photos prises en Octobre 2012.




Mallorca – Juin-Juillet 1994

Séjour à Mallorca du 18 juin au 02 juillet 1994 au départ de Paris.
Nous avons logé à la résidence Mar Plata.

Endroits visités :
- Palma
- Sa Pobla
- Ca'n Picafort
- Portals Nous
- Porto-Cristo
- Sineu
- Costa d'en Blanes -> Le Marineland
- Esporles -> La Granja
- Cala d'Or
- Puerto de Soller
- Soller
- Gorg Blau
- La Calobra
- Le Torrent de Pareis
- Playa de Palma
- El Arenal
- Alaro
- Puerto de Andraitx
- Puerto Portals
- Cala Millor -> Auto-Safari
- Buñola

📸 Les photos prises lors de ce séjour se retrouvent au fil des articles.
 

Jaume II


Jaume II, né le 31 mai 1243 à Montpellier, est une figure clé de l’histoire méditerranéenne du XIIIe siècle. Roi de Majorque de 1276 à 1295, puis de 1298 jusqu'à sa mort, son règne est marqué par des luttes familiales, des intrigues politiques et des efforts pour consolider son royaume insulaire.

Jaume II était le second fils de Jaume Ier le Conquérant, roi d’Aragon, et de sa seconde épouse, Yolande de Hongrie. Selon le testament de son père (1241, modifié en 1262), les possessions de la couronne d’Aragon furent divisées : Pere III, le frère aîné, reçut l’Aragon, la Catalogne et Valence, tandis que Jaume II hérita du royaume de Majorque, créé pour lui. Ce royaume englobait :
- Les îles Baléares (Majorque, Minorque, Ibiza et Formentera)
- Les comtés de Roussillon et de Cerdagne
- La seigneurie de Montpellier
- Certaines possessions secondaires comme le Carladès et l’Aumelas.

Cette division, bien que stratégique pour éviter des conflits successoraux, plaça Jaume II dans une position délicate, son royaume étant vassal de la couronne d’Aragon, ce qui généra des tensions avec Pere III.

Jaume II devint roi de Majorque à la mort de son père en 1276. Cependant, son règne fut rapidement troublé par des rivalités avec son frère Pere III, devenu roi d’Aragon. Les principaux points de friction incluaient :
- La suzeraineté aragonaise : Jaume II devait prêter serment de fidélité à Pere III, une obligation qu’il vivait comme une humiliation.
- La guerre des Vêpres siciliennes (1282) : Pere III s’empara de la Sicile, défiant la France et le pape Martin IV, qui excommunia Pere et offrit la couronne d’Aragon à Charles de Valois. Jaume II, cherchant à maintenir une position neutre ou à ménager les puissances européennes, refusa de soutenir pleinement son frère. Cette hésitation fut perçue comme une trahison. En 1285, profitant de l’invasion française de l’Aragon, Pere III confisqua le royaume de Majorque, accusant Jaume II de félonie. Jaume fut déchu et ses territoires intégrés à la couronne d’Aragon. Exilé, il chercha des alliances, notamment avec la France et le pape, pour récupérer son trône.

La situation évolua avec le traité d’Anagni (1295), négocié sous l’égide du pape Boniface VIII. Ce traité rétablit Jaume II comme roi de Majorque, mais à des conditions strictes :
- Le royaume de Majorque restait vassal de l’Aragon.
- Jaume II devait renoncer à tout soutien aux adversaires de la couronne aragonaise.

De retour à Majorque en 1298, Jacques II s’attela à renforcer son royaume. Parmi ses réalisations :
- Réformes administratives : Il développa une administration centralisée, inspirée des modèles aragonais, avec des officiers royaux pour gérer les finances et la justice.
- Développement économique : Majorque devint un carrefour commercial méditerranéen. Jaume II encouragea le commerce maritime, notamment à Palma, et soutint les marchands catalans et majorquins.
- Urbanisme et culture : Il contribua à l’embellissement de Palma, notamment avec la construction du palais de l’Almudaina et le soutien à la  Seu. On lui doit aussi le château de Bellver et le Palais des Rois de Majorque à Perpignan. Il favorisa aussi l’installation de communautés juives et musulmanes, tolérées pour leur apport économique.
- Diplomatie : Jaume II maintint une politique d’équilibre entre l’Aragon, la France et le pape, évitant de nouveaux conflits majeurs.

Jaume II épousa Esclarmonde de Foix en 1275, fille du comte Roger IV de Foix. Ce mariage renforça ses liens avec les seigneurs du sud de la France. Ils eurent six enfants, dont :
- Jaume, qui renonça à la couronne pour devenir moine franciscain.
- Sanç, qui succéda à Jaume II comme roi de Majorque.
- Ferran, dont les descendants jouèrent un rôle dans la dynastie majorquine.

Jaume II mourut le 29 mai 1311 à Palma. Son règne, bien que marqué par des débuts tumultueux, permit de poser les bases d’un royaume de Majorque autonome, prospère et intégré aux dynamiques méditerranéennes.

Jaume II est souvent vu comme un souverain pragmatique, capable de naviguer dans un contexte géopolitique complexe. Son règne consolida l’identité du royaume de Majorque, malgré sa dépendance vis-à-vis de l’Aragon. Cependant, la division successorale initiée par Jaume Ier le Conquérant continua de fragiliser la dynastie majorquine, qui s’éteignit en 1349 avec Jaume III (petit-fils de Jaume II), dernier roi indépendant de Majorque.


📸 Photos prises en Septembre-Octobre 2022, en Mai 2024 et en Septembre-Octobre 2024.



 

Miguel Bover Pons


Miguel Bover Pons est né en 1928 à Palma et y est décédé en 1966.
Il était cycliste professionnel. Il a, entre autre, remporté une étape du Tour de France en 1956.
Il est le fils de Miguel Bover Salom, également cycliste professionnel.

📝 Mon article sur Miguel Bover Salom.