Le trésor de Son Pou - Santa Maria del Camí

Coanegra est un endroit merveilleux. On dit que la montagne est creuse à l'intérieur et qu'elle contenait autrefois un palais construit en marbre, avec de gracieuses colonnes et des fontaines d'eau vive, dans lequel vivaient sept fées. Au milieu du palais se trouvait un trésor imposant, gardé par les fées, mais aussi un pot plein de ténèbres, où l'on mettait les plus audacieux qui osaient entrer sans autorisation. Les nuits où le ciel était rempli de tonnerre et d'éclairs, les fées célébraient de grandes fêtes avec de la musique et des friandises exquises. Lorsque le brouillard s'est répandu, elles sont sorties par les fissures et ont rencontré des fées venues d'autres endroits, et une seule d'entre elles est restée pour surveiller.

Un jour, au crépuscule, Marieta, une jeune fille joyeuse, se promenait dans Coanegra, lorsqu'elle entendit une voix qui l'appelait. C'était une vieille dame qui demandait de l'aide. Elle lui dit qu'elle était une âme qui ne pouvait pas entrer au ciel et que, pour y arriver, quelqu'un devait allumer une bougie de sept livres en sa mémoire, à minuit, à l'intérieur de l'église. Si elle le faisait, elle aurait un grand trésor en récompense. Marieta resta sans voix, mais fit ce qu'elle lui demandait. Cette même nuit, elle alluma un cierge dans l'église et, lorsqu'il fut éteint, un terrifiant coup de tonnerre retentit. Le Puig de Coanegra avait ouvert une grande brèche dans les entrailles de la Terre. Les fées n'étaient plus là et en arrière-plan brillaient l'or et les diamants du trésor abandonné. Marieta a rempli des sacs de richesses et est descendue en ville pour les partager avec ses parents, ses frères et sœurs. Et depuis ce jour, ils n'ont plus revu les fées.

On raconte que cette nuit-là, sept feux de joie furent allumés dans le ciel, au-dessus de la montagne, en signe de leurs adieux...


 

La sorcière Joana - Palma

Il y a bien longtemps, dans une grotte de la forêt du château de Bellver, vivait la sorcière Joana. Elle invitait souvent ses amies chez elle et elles faisaient beaucoup de bruit. Un jour, un petit garçon bossu nommé Joan est passé par là. Il avait ramassé un fagot de bois de chauffage et rentrait chez lui lorsqu'il entendit les sorcières. Il entra dans la grotte et elles l'invitèrent à danser, pendant qu'elles chantaient :

- Lundi, mardi, mercredi, trois ;
Jeudi, vendredi, samedi, six.
Lundi, mardi, mercredi, trois ;
Jeudi, vendredi, samedi, six.

Joan rejoint le cercle et a dansé volontiers en répétant la chanson. Elles étaient si heureuses que, en guise de cadeau, elles lui ont retiré la bosse du dos.

Peu de temps après, Pere, un autre garçon avec une bosse mais pas malin, passa par là : il était malheureux et rebelle.  Il entendit également la fête des sorcières et entra dans la grotte. Elles l'invitait à danser et chaque fois que les sorcières répétaient la chanson, il ajoutait : "Et dimanche, sept  !"

Elles, en colère, lui ont interdit de mentionner le dimanche, qui est le jour que les sorcières détestent. Mais Pere n'obéit pas et insista : "Et dimanche, sept  ! ". Joana et ses amies, très en colère, lui plantèrent sur la poitrine la bosse qu'elles avaient enlevée à Joan.

Ainsi, Pere se retrouva bossu devant et derrière.


 

Dragó et Caragol - Palma

On raconte que deux créatures surveillent les piétons de Palma lorsqu'ils passent devant le bâtiment Cort, la mairie de Palma. Ce sont Dragó et Caragol..., mais dans ce cas, ils ne font pas trop peur !!! Ce sont des figures de ces animaux qui sont en relief sur la façade du bâtiment. On dit qu'ils sont la signature de ceux qui ont construit le bâtiment en 1675 : Jaume Caragol, maître maçon, et Francesc Dragó, maître sculpteur.

 

Le dragon disséqué - Palma

Si vous êtes incrédules et pensez que les légendes sont des inventions, celle-ci vous convaincra, car vous pouvez la voir et la toucher : si vous allez au Musée diocésain de Palma, vous trouverez, en chair et en os, le célèbre dragon Na Coca. Non ? Oui ! Il est empaillé et mesure quelques mètres de long... En réalité le célèbre dragon n'était pas un dragon, mais un petit crocodile qui devait être arrivé au port sur un bateau exotique.

Mais puisque vous êtes au Musée, profitez-en pour contempler le retable de Saint Georges d'un peintre du XVe siècle appelé le Père Niçard. Notez qu'en plus du chevalier qui tue le dragon avec la lance, vous pourrez voir comment Palma aurait dû faire en ces temps très reculés...

📸 Photo prise en Septembre-Octobre 2022

📝 Voir la légende sur le dragon de Na Coca. 


 

Le dragon du ficus - Palma

Une légende, peut-être urbaine, raconte qu'un dragon se cache dans le tronc du ficus le plus imposant de Majorque, le ficus macrophylla de La Misericòrdia. C'est le plus grand arbre de Palma et il a au moins 191 ans. Il est si grand qu’il n’est pas surprenant qu’un dragon puisse se cacher parmi ses racines imposantes et complexes.