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Maria de la Salut - Eglise de la Mare de Déu de la Salut

L'église est le principal monument du village, situé au point le plus élevé, offrant une belle vue sur les plaines environnantes.

  • La construction de l’église actuelle a commencé dans la seconde moitié du XVIIIème siècle et s’est achevée en 1786. Des agrandissements importants ont eu lieu entre 1851 et 1885 par l’architecte local Antoni Sureda Villalonga. Elle est devenue église paroissiale en 1913. 
  • La façade est relativement sobre et lisse (assez rare à Majorque), surmontée d’une sculpture de la Vierge Marie (XVIIème siècle) et d’une inscription latine.
  • Le clocher est particulièrement remarquable avec sa couronne bulbeuse de style oriental/arabisant (inspiration mozarabe), qui lui donne un aspect unique.
    Plan en basilique classique : une grande nef centrale avec 6 chapelles latérales, voûtes en berceau et un beau balcon d’orgue au chœur.

    L’intérieur est riche en éléments décoratifs, même si l’extérieur peut sembler simple : Retable baroque du XVIIIe siècle au chœur, avec l’image de la Mare de Déu de la Salut (visible des deux côtés), flanquée de Saint Pierre et Saint Jacques, Chapelles latérales intéressantes, notamment la 4e à gauche avec l’image de Julià Font i Roig (personnage local vénéré, né à Maria, cofondateur de couvents dominicains), Tombe d’Antoni Desbrull i Sureda (mort en 1780) près du retable principal, Décorations, autels et fresques typiques des églises majorquines rurales.

    C’est un bel exemple d’architecture religieuse rurale majorquine, mêlant styles gothique, Renaissance et baroque.




    📸 Photos prises en Mai 2026.

    Son Carrió (Sant Llorenç des Cardassar) - Eglise de Sant Miquel de Son Carrió


    L'église de Son Carrió s'appelle officiellement Paroisse de Sant Miquel de Son Carrió. Elle se trouve dans le petit village de Son Carrió.
    La première église (plus petite) a été construite entre 1868 et 1873.
    Devant la croissance rapide de la population, on a décidé de bâtir une nouvelle église plus grande. Les travaux ont commencé en 1899 et elle a été inaugurée en 1907.

    C’est un bel exemple d’architecture majorquine traditionnelle avec une forte influence néo-romane :
  • - Façade imposante en pierre du XIXe siècle.
  • - Rosace en éventail caractéristique.
    - Balconade avec terrasse.
    - Clocher de quatre étages. 

    L’église est sobre, harmonieuse et bien intégrée au caractère rural du village. 













    📸 Photos prises en Mai 2026.

    Biniamar (Selva)

    Biniamar est un charmant petit village de montagne à Majorque. Situé au pied de la Serra de Tramuntana, dans la municipalité de Selva (environ 4 km d’Inca), il compte seulement environ 400 habitants. C’est l’un des plus petits et des plus authentiques villages de l’île, encore méconnu même des Majorquins. Idéal pour ceux qui cherchent la tranquillité loin des zones touristiques bondées.

    Le nom «Biniamar» vient de l’arabe (époque de l’occupation maure vers l’an 1200) : il signifie probablement «Bani ahmar» («les enfants du rouge») ou renvoie au nom propre Bani Ammar. Après la conquête chrétienne, le village s’est développé autour de l’agriculture (oliviers, huile d’olive) et, au XIXème-XXème siècles, de l’industrie de la chaux (on voit encore les fours à chaux le long des routes). Il a aussi joué un rôle dans l’extraction du charbon grâce à sa proximité avec la montagne.


    A voir :

    - L’église Santa Tecla (XVIIème siècle) : Située sur la Plaça Major, c’est une jolie église simple en pierre avec un clocher à deux cloches et des voûtes baroques à l’intérieur. Elle abrite une relique de sainte Thècle, patronne du village (fête le 23 septembre).

    - L’église Nouvelle (Església Nova ou église de l’Immaculée Conception) : L’attraction la plus originale ! Commencée en 1910 en style néo-gothique (grâce à une subvention du politicien Antoni Maura), elle n’a jamais été terminée faute d’argent… et n’a donc pas de toit ! Aujourd’hui, elle sert de terrain de sport (basket, foot) et de scène pour des concerts, pièces de théâtre et fêtes populaires. Un exemple parfait d’adaptation majorquine !

    - Les rues et le patrimoine civil : Promenez-vous dans les ruelles pavées bordées de maisons en pierre anciennes, les citernes du XIXème siècle et les belles façades de possessions comme Son Odre.

    - La Comuna de Biniamar : Un espace naturel protégé juste à côté, parfait pour randonner ou pique-niquer au milieu des chênes verts et de la faune locale.





    📸 Photos prises en Juin-Juillet 2021.

    Palma - Eglise de Sant Joan de Malta

     

    📸 Photo prise en Juin-Juillet 2021

    L’église de Sant Joan de Malta est un édifice religieux baroque situé en plein cœur de Palma.

    Elle se trouve au Carrer de Sant Joan, 9, dans le quartier du port, tout près de la place de la Llotja et du bord de mer. C’est un lieu discret mais chargé d’histoire, à deux pas des principaux monuments du centre historique de Palma. 

    Les origines remontent au XIIIe siècle, juste après la conquête de Majorque par le roi Jaume Ier d’Aragon. Les Hospitaliers (Ordre de Saint-Jean de Malte) y construisirent une résidence et une chapelle dédiée à saint Jean Baptiste, leur saint patron. À partir du XIVe siècle, elle devint la commanderie hospitalière de Majorque, rattachée au priorat de Pollença.

    L’église médiévale (de style tardivement roman) fut entièrement reconstruite au XVIIIe siècle (vers 1758) dans le style baroque de la Contre-Réforme. Elle appartient aujourd’hui à l’Ordre des Pères Théatins et relève du diocèse de Majorque.

    La façade est sobre et classique, typique du baroque sobre de l’époque. Elle est divisée en trois parties verticales par des pilastres et des impostes. On y voit un portail cintré, une rosace, un fronton triangulaire et surtout un relief de la croix de Malte au centre. Au-dessus de la croix se trouvait autrefois une statue gothique de saint Jean Baptiste (XIVe siècle) ; l’original, très abîmé, est conservé au Museu Diocesà de Mallorca et a été remplacé par une réplique.

    Pour l’intérieur, c’est un plan rectangulaire avec une nef unique divisée en quatre travées, des chapelles latérales interconnectées entre les contreforts et un chevet semi-circulaire. La voûte est en berceau avec lunettes. L’ensemble est élégant, linéaire et peu orné, privilégiant la clarté et l’harmonie plutôt que la profusion baroque habituelle.

    Le joyau de l’ancienne église était une statue gothique de saint Jean Baptiste en pierre (XIVe siècle), de style catalan de grande qualité : le saint est représenté en peau de chameau, avec un agneau dans le bras gauche et un geste prophétique de la main droite. Elle a inspiré d’autres œuvres majeures de l’île. Elle est aujourd’hui au musée diocésain.

    C’est un bel exemple de patrimoine religieux discret de Palma : petite par la taille, mais riche par son histoire liée à l’Ordre de Malte et par son élégance baroque classique.


    Pollença - Sanctuaire de la Mare de Deu des Puig

    📸 Photo prise en Juin-Juillet 2021

    Le Sanctuaire de la Mare de Déu del Puig (ou Santuari de la Mare de Déu del Puig, également appelé Puig de Maria) est l’un des sites les plus emblématiques et pittoresques de Pollença. Perché au sommet du Puig de Maria, une colline isolée à 330-333 mètres d’altitude, il offre un cadre à la fois historique, spirituel et panoramique exceptionnel.

    La construction de ce sanctuaire a commencé en 1348, au cœur de la terrible épidémie de peste noire qui ravageait l’Europe et tua environ 20 % de la population de Majorque. Les habitants de Pollença y ont érigé une chapelle dédiée à la Vierge Marie pour implorer sa protection. La chapelle originelle fut achevée en 1355, puis transformée en monastère en 1371 pour accueillir des religieuses cloîtrées. Celles-ci y vécurent jusqu’en 1576 (ou vers 1564 selon les sources), date à laquelle l’évêque de Palma les obligea à descendre pour des raisons de sécurité. Elles s’installèrent alors à Palma. 

    Au fil des siècles, on ajouta des murs de défense et une tour (XVe siècle) pour se protéger des pirates. Le sanctuaire subit plusieurs transformations architecturales : style gothique à l’origine, puis baroque au XVIIIe siècle, avant une restauration néo-gothique à la fin du XIXe siècle qui lui donna sa façade actuelle. Il servit longtemps de refuge spirituel et de lieu de pèlerinage. 

    Le sanctuaire est un ancien couvent en grès, modeste mais chargé d’atmosphère. Vous pouvez y visiter :
    - la chapelle gothique parfumée d’encens
    - le réfectoire (avec ses grandes tables et ses fenêtres laissant entrer la lumière)
    - la cuisine
    - les couloirs ornés d’objets anciens

    Une image de la Vierge du XIVe siècle trône sur le retable. L’endroit dégage une grande sérénité et reste un lieu de recueillement.

    Les vues panoramiques sont tout simplement époustouflantes : Pollença en miniature en contrebas, les baies d’Alcúdia et de Pollença, la péninsule de Formentor à l’est, et la chaîne de la Tramuntana à l’ouest. Au coucher ou au lever du soleil, c’est magique.

    Vous pouvez même y passer la nuit dans des chambres simples (environ 12 chambres, style refuge spirituel, sans grand luxe – douche en supplément). Un gardien/cuisinier peut vous préparer une paella sur commande. C’est l’occasion de vivre une expérience authentique et paisible, loin du tourisme de masse. 

    Lloseta - Oratoire del Cocó


    L’Oratoire del Cocó, à Lloseta, est une petite chapelle dédiée à la Vierge Marie (Mare de Déu del Cocó ou Vierge de Lloseta). Elle se trouve en périphérie du village de Lloseta, dans la région du Raiguer, au pied de la Serra de Tramuntana, juste à côté du torrent Es Cocó (d’où son nom : « cocó » désigne en mallorquin une cavité ou un trou d’eau).
    Selon la tradition locale, une statue ancienne de la Vierge (une « Vierge noire » vénérée depuis des siècles) aurait été découverte au Moyen Âge (vers le XIIIe siècle) par un berger musulman dans une cavité rocheuse près du torrent. L’image aurait miraculeusement refusé de bouger vers d’autres églises et serait restée sur place, signe divin pour les habitants. Le comte d’Aiamans (seigneur de Lloseta) aurait alors favorisé le culte. L’oratoire actuel, plus récent, a été construit entre 1877 et 1878 à la demande du vicaire de Lloseta, Miquel Arbona Mayol. Il a été consacré le 24 avril 1878 par l’évêque Mateu Jaume Garau. En 1978, pour son centenaire, il a été restauré (nouveau retable, sol en pierre, etc.). En 1988, il a été déclaré Bien d’Intérêt Culturel (BIC).C’est une petite chapelle très simple : une seule nef de 9 × 4 mètres, une voûte en croisée d’ogives, un autel avec l’image de la Vierge et une sacristie derrière. L’extérieur est en pierre de taille, avec une porte cintrée et une croix au sommet. L’intérieur est sobre et intime, idéal pour la prière.
    Chaque année, surtout le premier mercredi après Pâques (la « Pancaritat » ou Romería del Cocó), les habitants de Lloseta organisent une belle procession à pied depuis l’église paroissiale jusqu’à l’oratoire. On y porte la statue de la Vierge, on chante la Salve, on célèbre la messe et on partage un repas communautaire (autrefois on apportait les restes de Pâques). C’est un moment très vivant et important pour la communauté.
    Aujourd’hui, c’est un lieu paisible de dévotion et de promenade, parfait pour découvrir le vrai Majorque authentique loin des zones touristiques. Si vous passez par Lloseta, n’hésitez pas à y faire un détour : l’endroit est charmant et chargé d’histoire !







    📸 Photos prises en Mai-Juin 2025.