Muro - Parc naturel de S'Albufera de Mallorca


Le Parc naturel de S'Albufera de Mallorca est la plus grande et la plus importante zone humide des Îles Baléares. Situé au nord de l’île de Majorque, dans la baie d’Alcúdia, entre Port d’Alcúdia et Can Picafort, il constitue un véritable paradis pour les amoureux de la nature, les ornithologues et les promeneurs.

S’Albufera tire son nom de l’arabe «al-buhaira», qui signifie «la lagune». Il s’agit d’une ancienne lagune côtière séparée de la mer par un cordon de dunes. Au fil du temps, les sédiments l’ont transformée en vastes marais, canaux, roselières et prairies humides. Le parc couvre environ 1 650 à 1 700 hectares (selon les sources, jusqu’à plus de 2 000 ha pour la zone protégée élargie), dont une grande partie reste inondée une bonne partie de l’année.

Il a été déclaré Parc naturel en 1988 et fait partie des zones humides d’importance internationale (convention de Ramsar). C’est également une Zone de Protection Spéciale pour les Oiseaux (ZPSO) et un site Natura 2000.


Ce site est surtout réputé pour son richesse ornithologique exceptionnelle :

- Plus de 250 à 300 espèces d’oiseaux y ont été observées (soit les deux tiers des espèces des Baléares).

- C’est un lieu de repos et d’hivernage crucial pour les oiseaux migrateurs.

- On y trouve régulièrement : le hérisson à moustaches, la foulque à crête, la sarcelle marbrée, des busards, des faucons d’Éléonore, des aigrettes, des hérons pourprés, des spatules, etc.

- Plus de 10 000 oiseaux peuvent y hiverner.


Outre les oiseaux, on observe des poissons (26 espèces), des amphibiens, des reptiles (tortues, serpents) et une flore variée : roseaux, laîches, tamaris, peupliers, etc.

Le parc offre aussi de belles balades dans un paysage calme et préservé, loin de l’agitation touristique des plages voisines.



📸 Photos prises en Juin-Juillet 2021.

Pollença

Pollença est une charmante commune espagnole située à l’extrême nord de l’île de Majorque.

Elle se trouve au pied de la Serra de Tramuntana, à quelques kilomètres de la mer Méditerranée, entre les montagnes et les criques sauvages comme celles de Cala Sant Vicenç ou le célèbre Cap de Formentor. Avec une superficie de 151,65 km² et environ 17 800 habitants, c’est une destination très prisée des touristes qui recherchent authenticité et tranquillité.



A découvrir :

- La vieille ville médiévale avec ses ruelles étroites et ses maisons en pierre blonde.

- La Plaça Major, cœur animé de la commune, dominée par l’église paroissiale du XVIIIe siècle. Le dimanche, elle accueille l’un des marchés les plus typiques de Majorque.

- Le Calvari : un escalier de 365 marches qui mène à un oratoire offrant une vue panoramique exceptionnelle sur la ville et la baie.

- Le port de Pollença, à 6 km, très apprécié pour ses promenades en bord de mer, ses restaurants et ses plages.

- Le patrimoine historique : vestiges de l’âge du bronze (nécropole de Cala Sant Vicenç), pont romain encore en usage, et un riche passé qui attire les amateurs d’histoire.


Pollença est aussi connue pour avoir inspiré des artistes et écrivains : Winston Churchill y a peint, Agatha Christie y a situé une de ses nouvelles, et de nombreux peintres y ont séjourné.

C’est l’endroit idéal pour combiner randonnées en montagne, baignades dans des eaux cristallines et flâneries dans un village préservé au charme baléare authentique ! 










📸 Photos prises en Septembre 1999, en Octobre 2015 et en Juin-Juillet 2021.


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Biniamar (Selva)

Biniamar est un charmant petit village de montagne à Majorque. Situé au pied de la Serra de Tramuntana, dans la municipalité de Selva (environ 4 km d’Inca), il compte seulement environ 400 habitants. C’est l’un des plus petits et des plus authentiques villages de l’île, encore méconnu même des Majorquins. Idéal pour ceux qui cherchent la tranquillité loin des zones touristiques bondées.

Le nom «Biniamar» vient de l’arabe (époque de l’occupation maure vers l’an 1200) : il signifie probablement «Bani ahmar» («les enfants du rouge») ou renvoie au nom propre Bani Ammar. Après la conquête chrétienne, le village s’est développé autour de l’agriculture (oliviers, huile d’olive) et, au XIXème-XXème siècles, de l’industrie de la chaux (on voit encore les fours à chaux le long des routes). Il a aussi joué un rôle dans l’extraction du charbon grâce à sa proximité avec la montagne.


A voir :

- L’église Santa Tecla (XVIIème siècle) : Située sur la Plaça Major, c’est une jolie église simple en pierre avec un clocher à deux cloches et des voûtes baroques à l’intérieur. Elle abrite une relique de sainte Thècle, patronne du village (fête le 23 septembre).

- L’église Nouvelle (Església Nova ou église de l’Immaculée Conception) : L’attraction la plus originale ! Commencée en 1910 en style néo-gothique (grâce à une subvention du politicien Antoni Maura), elle n’a jamais été terminée faute d’argent… et n’a donc pas de toit ! Aujourd’hui, elle sert de terrain de sport (basket, foot) et de scène pour des concerts, pièces de théâtre et fêtes populaires. Un exemple parfait d’adaptation majorquine !

- Les rues et le patrimoine civil : Promenez-vous dans les ruelles pavées bordées de maisons en pierre anciennes, les citernes du XIXème siècle et les belles façades de possessions comme Son Odre.

- La Comuna de Biniamar : Un espace naturel protégé juste à côté, parfait pour randonner ou pique-niquer au milieu des chênes verts et de la faune locale.





📸 Photos prises en Juin-Juillet 2021.

Palma - Eglise de Sant Joan de Malta

 

📸 Photo prise en Juin-Juillet 2021

L’église de Sant Joan de Malta est un édifice religieux baroque situé en plein cœur de Palma.

Elle se trouve au Carrer de Sant Joan, 9, dans le quartier du port, tout près de la place de la Llotja et du bord de mer. C’est un lieu discret mais chargé d’histoire, à deux pas des principaux monuments du centre historique de Palma. 

Les origines remontent au XIIIe siècle, juste après la conquête de Majorque par le roi Jaume Ier d’Aragon. Les Hospitaliers (Ordre de Saint-Jean de Malte) y construisirent une résidence et une chapelle dédiée à saint Jean Baptiste, leur saint patron. À partir du XIVe siècle, elle devint la commanderie hospitalière de Majorque, rattachée au priorat de Pollença.

L’église médiévale (de style tardivement roman) fut entièrement reconstruite au XVIIIe siècle (vers 1758) dans le style baroque de la Contre-Réforme. Elle appartient aujourd’hui à l’Ordre des Pères Théatins et relève du diocèse de Majorque.

La façade est sobre et classique, typique du baroque sobre de l’époque. Elle est divisée en trois parties verticales par des pilastres et des impostes. On y voit un portail cintré, une rosace, un fronton triangulaire et surtout un relief de la croix de Malte au centre. Au-dessus de la croix se trouvait autrefois une statue gothique de saint Jean Baptiste (XIVe siècle) ; l’original, très abîmé, est conservé au Museu Diocesà de Mallorca et a été remplacé par une réplique.

Pour l’intérieur, c’est un plan rectangulaire avec une nef unique divisée en quatre travées, des chapelles latérales interconnectées entre les contreforts et un chevet semi-circulaire. La voûte est en berceau avec lunettes. L’ensemble est élégant, linéaire et peu orné, privilégiant la clarté et l’harmonie plutôt que la profusion baroque habituelle.

Le joyau de l’ancienne église était une statue gothique de saint Jean Baptiste en pierre (XIVe siècle), de style catalan de grande qualité : le saint est représenté en peau de chameau, avec un agneau dans le bras gauche et un geste prophétique de la main droite. Elle a inspiré d’autres œuvres majeures de l’île. Elle est aujourd’hui au musée diocésain.

C’est un bel exemple de patrimoine religieux discret de Palma : petite par la taille, mais riche par son histoire liée à l’Ordre de Malte et par son élégance baroque classique.


Rapts à Majorque - Pierre H. Bert


"Dans un bref instant d’euphorie, la femme a abaissé son arme ; quand elle comprend qu’elle a été jouée, la poigne de Joël est déjà refermée sur le pistolet dont la balle se perd dans le plancher et l’autre poing du Français s’abat sur sa tempe.

Perdant connaissance, elle lâche le petit Gilles qui glisse, inerte, sur le sol avant que le Français ait pu le retenir.

Toussaint, déjà debout, ramasse aussitôt l’enfant et l’étend sur la couchette, s’assurant avec un indicible soulagement que son cœur bat doucement."