JS Hôtels ne veut plus de nos chiens… Tant pis, ils perdent des clients !


Voyager à Majorque avec son chien devient de plus en plus facile… mais visiblement, pas dans les hôtels JS Hôtels !

C'est une décision que nous regrettons profondément : la chaîne hôtelière JS Hôtels n'accepte désormais plus les chiens dans ses établissements. Une information importante à connaître avant de réserver ses prochaines vacances sur la magnifique île de Majorque !

Et pour nous, amoureux des animaux qui voyageons avec notre fidèle compagnon, cette décision est tout simplement rédhibitoire. Puisque notre chien n'est plus le bienvenu, eh bien, nous irons ailleurs. Aussi simple que cela !

JS Hôtels ferme ses portes aux chiens depuis 2026.  C'est désormais la nouvelle politique de la chaîne JS Hôtels : depuis le début de l'année 2026, les chiens ne sont plus acceptés dans ses établissements. Une exception existe toutefois pour les réservations effectuées avant 2026 : les chiens y sont encore tolérés. C'est précisément notre cas ! Nous avions réservé nos deux séjours, prévus en mai et en octobre 2026, dès novembre 2025. Nous avons donc pu voyager avec notre compagnon à quatre pattes malgré ce changement de politique. 
Mais pour les prochaines vacances, le message est clair : il faudra chercher ailleurs.

Des chiens de moins de 7 kg, et uniquement dans la chambre… et maintenant, plus rien !

Ce qui me fait sourire — jaune, bien entendu —, c'est que les conditions étaient déjà particulièrement restrictives.

Jusqu'à présent, seuls les chiens de moins de 7 kg étaient acceptés. Autrement dit, si vous aviez un chien un peu plus costaud, même parfaitement éduqué, propre et calme, vous pouviez déjà passer votre chemin.

Et pour les petits chiens autorisés, pas question de les emmener partout avec soi : ils étaient tolérés uniquement dans la chambre.

Alors, franchement, en quoi ces petits chiens pouvaient-ils bien déranger ?

Ils ne couraient pas dans le restaurant, ne se promenaient pas entre les tables et ne perturbaient pas les autres clients puisqu'ils devaient rester dans leur chambre.

Aujourd'hui, la tolérance semble avoir disparu complètement. Résultat : les propriétaires de chiens doivent chercher un autre hébergement. Et JS Hôtels perd, par la même occasion, une clientèle fidèle qui aurait volontiers continué à séjourner dans ses établissements.

À Majorque, les chiens trouvent pourtant de plus en plus leur place !

C'est d'autant plus regrettable que Majorque évolue dans un sens plutôt favorable aux personnes qui voyagent avec leur animal.

De plus en plus de lieux de visite, d'établissements et d'espaces accueillent les chiens, sous certaines conditions bien entendu. Il devient donc plus agréable d'organiser un séjour sur l'île sans devoir systématiquement laisser son compagnon de côté.

On peut découvrir de nouveaux endroits, profiter de ses vacances et partager de beaux moments avec son chien.

Alors, pourquoi certains hébergements choisissent-ils de prendre le chemin inverse ?

Bien sûr, chaque hôtel est libre de fixer sa politique d'accueil. Mais les voyageurs, eux aussi, sont libres de choisir leurs établissements en fonction de leurs valeurs, de leurs besoins et de leur mode de vie.

Et pour nous, un hôtel qui refuse désormais les chiens est tout simplement un hôtel dans lequel nous ne réserverons plus.

Les chiens seraient-ils plus sales que certains clients ?

Et c'est là que je me permets une petite réflexion, parce qu'il y a tout de même de quoi s'interroger !

Lors de mon séjour, j'ai pu constater un spectacle franchement écœurant au restaurant de l'hôtel : des saletés sous les tables, au point de me donner la nausée.

Je vous laisse imaginer mon indignation.

Alors, quand je vois que les chiens sont exclus au nom de règles d'hygiène ou de confort — même si ce n'est pas nécessairement le motif avancé par la chaîne —, je me pose une question toute simple : certains clients ne seraient-ils pas parfois bien moins propres que les animaux qu'ils refusent d'accueillir ?

Un chien propre, éduqué, qui reste tranquillement dans sa chambre, serait-il vraiment plus gênant qu'un client qui laisse derrière lui une table et un sol dans un état déplorable ?

La question mérite d'être posée.

Évidemment, tous les clients ne sont pas concernés, loin de là, et il serait injuste de généraliser. Mais l'hygiène et le respect des lieux devraient être des exigences pour tout le monde, qu'on ait deux jambes ou quatre pattes !

Un animal ne devrait pas être systématiquement considéré comme un problème, tandis que les incivilités humaines seraient, elles, simplement tolérées.

Notre réponse ? Nous irons dépenser notre argent ailleurs !

Les vacances doivent rester un plaisir. Et lorsqu'on voyage avec son chien, on apprécie particulièrement les établissements qui comprennent que nos compagnons font partie de la famille.

Nous sommes prêts à respecter des règles raisonnables, à veiller à la propreté, à ne pas déranger les autres clients et à prendre nos responsabilités. C'est normal.

Mais lorsque les restrictions deviennent des interdictions pures et simples, il faut aussi en tirer les conséquences.

JS Hôtels ne souhaite plus accueillir nos chiens ? Très bien. Nous ne souhaitons plus y séjourner.

Il existe heureusement d'autres hôtels et hébergements à Majorque qui accueillent les voyageurs accompagnés de leurs animaux. Nous privilégierons donc ceux qui font le choix de la tolérance, de l'ouverture et d'un accueil adapté aux familles avec chiens.

Car, finalement, ce n'est pas uniquement une question de quelques kilos sur la balance. C'est aussi une question de philosophie et de choix commercial.

Une clientèle qui voyage avec son animal représente des réservations, des séjours, des repas et des dépenses sur place. En décidant de fermer leurs portes aux chiens, les hôtels concernés se privent aussi de ces clients.

Et nous ne sommes certainement pas les seuls à raisonner ainsi !

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Voyagez-vous avec votre chien à Majorque ? Cette décision de JS Hôtels vous fera-t-elle changer d'établissement ?

Pensez-vous qu'un petit chien propre et bien éduqué, qui reste dans la chambre, puisse réellement poser problème ?

Racontez-moi vos expériences en commentaire ! Il serait intéressant de savoir combien de voyageurs partagent notre point de vue et combien, comme nous, choisiront désormais un autre hôtel pour leurs prochaines vacances à Majorque.

Parce qu'au bout du compte, nos chiens ne demandent pas grand-chose : simplement de pouvoir nous accompagner dans nos aventures.

Et nous, nous demandons simplement de pouvoir choisir des établissements qui les acceptent.

Majorque, oui ! JS Hôtels, désormais sans nous ! 🐾

Les éveillées - Eric Giacometti


"Rome, chapelle Sixtine. Les visiteurs du monde entier admirent la célèbre fresque de Michel-Ange, La Création d’Adam. Mais personne ne remarque un détail : une femme près de Dieu. Une femme qui n’a jamais existé dans la Bible. Mandaté en secret par le Vatican, un ethnologue doit percer ce mystère. Le compte à rebours a commencé pour l’Église.
Paris. Agathe mène une vie ordinaire. Un jour, elle prend un étrange appel et perd connaissance. La jeune femme est alors harcelée par une inconnue qui lui ordonne de rejoindre Lilith. La première femme, selon des textes hérétiques. Lilith, la rebelle qui a refusé d’obéir à Dieu et fut damnée pour l’éternité. Pour sauver sa vie, de Paris à l’île de Majorque, Agathe va découvrir un extraordinaire secret familial. Un secret immémorial. Un secret qui est en vous.
Enseignements occultes, synchronicités, ayahuasca, masculin et féminin sacrés… Éric Giacometti réécrit la version originale des
 Éveillées dans une édition inédite de ce thriller initiatique. C’est «le chant de Lilith»."

 

La Repoblació de Mallorca : comment l’île est devenue majorquine après 1229


La repoblació de Mallorca (ou repoblament) est un chapitre fondamental de l’histoire de l’île après la conquête de 1229 par Jaume 1er. C’est le processus par lequel les nouveaux maîtres chrétiens ont repeuplé et réorganisé le territoire après la défaite des musulmans almohades.


Contexte de la conquête

En septembre 1229, Jaume 1er lance une grande expédition (environ 150-155 navires, 1 500 cavaliers et 10 000 à 15 000 hommes). La flotte débarque à Santa Ponça, remporte la bataille de Portopí et prend Madina Mayurqa (Palma) le 31 décembre 1229. La résistance musulmane dure jusqu’en 1231-1232 dans les montagnes (notamment la Serra de Tramuntana). 

La conquête est violente : une partie importante de la population musulmane est tuée, réduite en esclavage, expulsée ou fuit. Cela crée un vide démographique majeur, surtout dans les zones rurales et agricoles.


Le Llibre del Repartiment

Dès 1230-1232, Jaume 1er procède au partage des terres via le Llibre del Repartiment (Livre du Partage). L’île est divisée entre :

  • Le roi lui-même
  • La noblesse catalane et aragonaise
  • L’Église
  • Les ordres militaires (notamment les Templiers, qui reçoivent une grande partie de la zone d’Alcúdia et Pollença)
  • Les grands marchands et participants à l’expédition

Origine des repobladors (selon le Llibre del Repartiment) : 

  • Catalans : ~40 % (majoritairement de Catalogne Vella : Empordà, Gironès, etc.)
  • Occitans : ~24 %
  • Italiens : ~16 %
  • Aragonais, Navarrais, Français, etc. pour le reste

La langue catalane (dialecte oriental) s’impose rapidement et devient la base du majorquin.


Les Chartes de Franquesa (Cartes de Franchise)

Pour attirer des colons, Jaume 1er accorde dès 1230 des franchises : terres gratuites ou à bas prix, exemptions fiscales temporaires, droits sur les biens conquis, etc. Cela attire non seulement des nobles et soldats, mais aussi des paysans, artisans et familles entières. Une seconde vague arrive vers le milieu du XIIIe siècle. 


Rôle de l’Église et des oratoires

La repoblació s’accompagne d’une forte christianisation. On construit rapidement des églises et des petites chapelles pour marquer le territoire et servir les nouveaux colons.

L’église de Santa Anna à Alcúdia en est un excellent exemple : construit au milieu du XIIIème siècle avec des pierres de Pollentia, elle fait partie des «églises de repoblació». Ces bâtiments sont simples, à une nef, avec arcs gothiques primitifs — très différents des grandes églises paroissiales plus tardives. 

D’autres exemples : Sant Pere d’Escorca, Santa Magdalena del Puig d’Inca, etc.


Conséquences à long terme

  • Démographiques : forte immigration catalane qui façonne l’identité, la langue et les patronymes majorquins (beaucoup font référence à des origines catalanes : Català, Cerdà, etc.).
  • Sociales : société féodale avec de grandes propriétés (possessions des Templiers, nobles, Église).
  • Culturelles : introduction du catalan, du droit catalan, des coutumes et de la religion chrétienne romaine.
  • Une petite population mudéjar (musulmans restés) et une importante communauté juive coexistent au début.

La repoblació n’est pas instantanée : elle s’étale sur plusieurs décennies, avec des ajustements et une deuxième vague au milieu du XIIIème siècle.