La table de Galatzó - Calvià

D'après les connaisseurs, le seigneur du domaine de Galatzó était rustre et maussade ; son voisin, propriétaire du domaine de Son Fortuny, comptait sans cesse son argent et rien ne le rendait plus heureux que d'en posséder une belle somme ; et le voisin de Son Nét était si fier qu'il se vantait toujours de posséder le plus beau domaine de Majorque. Par un heureux hasard, les trois domaines étaient limitrophes. La majestueuse montagne de Galatzó était partagée entre les trois propriétés, et leurs limites convergeaient au sommet.

Les conflits étaient fréquents : si un troupeau de moutons de l'un s'aventurait sur les terres de l'autre et broutait les pâturages ; si des bûcherons de l'un ramassaient du bois de chauffage sur la propriété d'un voisin ; si des chasseurs, autorisés à chasser sur une propriété, ne l'étaient pas sur l'autre, ils y entraient comme des braconniers… Chacun se plaignait de l'autre, et aucun ne voulait s'abaisser à aller chez son voisin pour régler les différends. C'était une histoire sans fin. Finalement, un maçon d'Es Capdellà eut une idée. Avec une grande dalle, il construisit une table de pierre au sommet même, à la jonction des trois propriétés. Ainsi, chaque propriétaire pouvait discuter avec son voisin sans quitter sa maison. Les propriétaires acceptèrent et, dès lors, chaque fois qu'ils avaient un différend à régler, ils se réunissaient autour de cette table dressée au sommet de la montagne.

On raconte aussi qu'avec le temps, ils devinrent amis et qu'ils célébrèrent plusieurs festins à la table de Galatzó, ce qui effaça les vieilles rancunes.

Comme quoi ! Il vaut toujours mieux s'entendre avec ses voisins !

 

L'abbé de La Real - Palma

On raconte que le roi, homme travailleur et agité, se rendit au monastère de La Real. Il fut reçu par l'abbé, un homme gros et paresseux. Voyant son air si détendu, le roi décida de le taquiner. Pour le tenir éveillé, il lui posa trois questions et lui dit que s'il y répondait en trois jours, il donnerait à l'abbaye son poids en or. En revanche, s'il se trompait, il le ferait embarquer sur un navire pour sa bêtise !

Voici les questions :
1. Combien de paniers pourrait-on remplir de terre sur le Puig de Randa ?
2. Où se trouve le centre du monde ?
3. Qu'en pensez-vous ?

L'abbé fut stupéfait. Il commença à s'inquiéter terriblement ; il perdit le sommeil, l'appétit et toute envie de rire. Le voyant si préoccupé, un frère qui lui servait d'assistant proposa d'aller au palais répondre aux questions, vêtu de l'habit de l'abbé.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Devant toute la cour, le frère répondit aux trois questions :

1. Si le panier était aussi grand que le sapin de Puig, on ne pourrait en remplir qu'un seul.
2. Le centre du monde se trouve au milieu de cette pièce. Si quelqu'un en doute, qu'il aille vérifier par lui-même.
3. Le roi me prend maintenant pour l'abbé, mais il se trompe, car je ne suis que son assistant.

Sur ces mots, il ôta sa capuche et son habit d'abbé. L'assemblée, muette de stupeur, accepta ses réponses et lui remit son poids en or, qui fut versé à La Real.

Voilà qui est dit ! Mieux vaut ne jamais poser de questions impertinentes si l'on ne veut pas s'attirer des ennuis !

 

Le camp des Soldats - Artà

Le camp de soldats d'Artà fut un lieu de détention et de travail forcé pour de nombreux prisonniers de la dictature franquiste durant les premières années des années 1940, juste après la guerre civile. Ils formèrent un groupe de 400 personnes vivant dans des conditions déplorables.

Les 28 visages - Palma

Si vous vous promenez dans la rue de la Portella à Palma, vous aurez probablement l'impression d'être observé : 28 visages sont sculptés sur la façade du manoir Ca n'Espanya Serra.
Ils sont là depuis plus d'un siècle, regardant le temps passer. Il y a des visages de toutes sortes : le dieu Mercure, Méduse, des portraits de rois et d'évêques...
Une collection de visages très énigmatique !




📸 Photos prises en Mai 2024 et en Septembre-Octobre 2024.


 

La pierre moqueuse - Capdepera



On raconte que trois garçons de Capdepera ont trouvé une grosse pierre au milieu de la route. Il avait un écrit qui disait : « Bienheureux sera celui qui me redressera. » Voyant cela, ils crurent qu'il y avait un trésor sous le rocher et, en la poussant de toutes leurs forces, ils essayèrent de la retourner.
Après de nombreux efforts, ils y sont parvenus. Voulez-vous savoir ce qu’ils ont trouvé ? Ils trouvèrent un autre morceau de papier disant : «Que la fortune vienne à celui qui m'a redressé ! Car du côté sur lequel j’étais couché, je commençais à être très fatigué."