Le dernier exploit du roi Jaume - Sant Llorenç des Cardassar

Les Sarrasins expulsés de Majorque après la conquête du roi Jaume apprirent que le monarque était déjà dans ses derniers jours de vie.
Ils voulaient profiter de la mauvaise santé du roi et débarquèrent leurs galères près de Sa Punta de n'Amer. Lorsque le roi mourant l'apprit, il ordonna de l'attacher à son cheval et d'envoyer l'animal au galop vers l'endroit de la côte où se trouvaient les navires ennemis. Quand les Sarrasins virent Jaume 1er venir vers eux avec cette fureur, ils eurent peur et s'enfuirent effrayés !

 

Les empreintes du cheval de Sant Jordi - Valldemossa

La légende raconte que le chevalier Sant Jordi aida le roi Jaume à chasser les Sarrasins de Majorque.
Dans l'une de ces batailles, le cheval de Sant Jordi galopait sur un chemin très irrégulier vers le port de Valldemossa, connu sous le nom de Pas de Moro. Soudain, le cheval sauta à quatre pattes par-dessus un rocher qui, en raison de sa puissance, laissa des traces avec ses sabots. Et même maintenant, après des siècles, on peut les trouver bien marqués sur la pierre.

 

L'empreinte et la pisse du cheval - Algaida


Entre Santa Eugènia et Algaida, dans une propriété rustique appelée Can Tano, il y a un petit trou dans la partie supérieure d'une pierre, semblable à l'empreinte d'un cheval. Ils l'appellent "L'empreinte du cheval du roi Jaume" et juste à côté il y a une autre pierre, grande et lisse, qu'ils appellent "La Pisse" du même cheval. Partout où le roi passait avec son cheval, il laissait sa marque !

 

Les chevaliers Cabrit et Bassa - Alaró


 Durant l'hiver 1285, Alphonse "Le Franc" avait envahi Majorque avec ses troupes pour reprendre l'île à son oncle, le roi Jaume II.  Il avait déjà obtenu la capitulation, mais certains loyalistes résistèrent et se réfugièrent dans le château d'Alaró. Alphonse monta là-haut avec ses troupes et exigea qu'on leur rende le château. Ils répondirent qu'ils ne reconnaissaient que le bon roi Jaume II comme autorité. Alphonse, enragé et devant les portes closes de la forteresse, cria :

- Le Grand Alphonse d'Aragon exige que vous ouvriez !
- La grande oie, la grande oie... Ici nous mangeons l'oie en sauce - répondirent ironiquement deux soldats - et nous ne connaissons pas d'autre roi que notre bon roi Jaume.
- Qui êtes-vous, des gens sans vergogne ? - il demanda.
- Guillem Cabrit et Guillem Bassa, guerriers fidèles à leur roi ! -ont-ils crié hautain.
Alfonso, en colère, leur fit face :
- Si chez toi tu manges l'oie en sauce, chez moi on mange la chèvre (Cabrit) grillée et on jette la merde dans la basse fosse (Bassa). Je vous jure que si vous êtes des chèvres, vous mourrez comme des chèvres !
Et il a donné l'ordre d'attaquer. Les soldats d'Alphonse ont conquis le château et les deux guerriers furent condamnés à mourir rôtis à la broche, comme ils le firent pour les chèvres. Le roi n'eut aucune pitié, mais le peuple se souvient de l'exploit de Cabrit et Bassa.
Dans le château d'Alaró, leur souvenir de fidélité est préservé pour toujours.

Le visage du roi Sancho - Valldemossa


Le roi Sancho avait du mal à respirer et c'est pourquoi il avait ordonné la construction d'un palais à Valldemossa et de quelques maisons au pied du Teix. Là-bas, l’air était pur et il aimait faire des promenades. Un jour, il arriva avec son entourage à la fontaine Na Rupit. Quand il est arrivé, il avait soif, mais il n’avait pas de verre. Le maître de Son Pancuit s'approcha et lui offrit un petit verre en argent. Le monarque, reconnaissant, discuta avec lui pendant un moment. Il paraissait si sensé et si discret qu'il décida de tester sa loyauté : il lui confia un secret d'État et lui fit jurer qu'il n'en parlerait à personne, à moins d'avoir d'abord vu cent fois le visage du roi. Au bout d'un moment, il envoya son ministre pour le tenter avec de l'argent s'il révélait le secret. Mais le maître refusa encore et encore, jusqu'à ce que le chevalier lui propose cent pièces. Puis il a demandé à les voir et à les compter avant de lui donner l'information. Il les regarda une à une puis lui révéla le secret que lui avait confié le roi Sancho.
Lorsque le monarque l'a découvert, enragé, il l'a fait appeler et lui a dit qu'il l'avait trahi pour de l'argent. Le maître répondit que, comme ils en étaient convenus, il n'avait parlé qu'après avoir vu cent fois le visage du roi, car sur chaque pièce de monnaie, il avait son effigie gravée et il les avait regardées attentivement.
Le roi, admiratif pour son ingéniosité, l'exonèra du paiement des impôts à vie.