L'herbe prodigieuse du Puig de na Fàtima - Valldemossa

Bernat était un jeune homme de Valldemossa, enlevé par les Maures et et avait vécu en captivité en Afrique. Un jour, il fut vendu à un vieux cadi aveugle et bienveillant. Bernat, le voyant si triste de sa cécité, eut pitié de lui et lui parla d'une herbe miraculeuse qui poussait sur une colline près de son village. Personne ne savait à quoi ressemblait cette herbe, ni quand elle fleurissait, ni quand elle produisait des grenades, mais dès qu'un objet qui l'avait touchée entrait en contact avec une blessure ou une partie malade, celle-ci était instantanément guérie. Le cadi ordonna à Bernat d'aller sur la colline et de la fouler d'un bout à l'autre, puis de lui rapporter les chaussures qu'il avait portées, au cas où elles auraient le pouvoir de guérir son mal.

Bernat, à la fois excité et effrayé, retourna à son village. On lui avait donné sept paires de pantoufles, une pour chaque jour de la semaine. Celles du lundi étaient ornées de perles, celles du mardi de rubis, celles du mercredi brodées de fils d'argent, celles du jeudi était orné d'or. Les pantoufles du vendredi étaient de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel ; celles du samedi étaient ornées de clochettes ; et celles du dimanche, de diamants. Il parcourut inlassablement la colline. À son retour, le cadi frotta chacune de ses pantoufles sur ses yeux douloureux, et ce n'est qu'avec la dernière qu'il recouvra la vue. Il combla Bernat de bénédictions et de richesses et lui accorda avec gratitude sa liberté.

Eh bien ! Attention à ce sur quoi vous marchez, certaines d'entre elles ont peut-être des vertus méconnues !


 

La tête de maure - Palma


Si vous levez les yeux, à l'angle de la rue Jovellanos, de la Plaza de las Tortugas et El Born, vous verrez la tête pendue d'un Sarrasin. Mais ce n'est pas réel ! C'est une sculpture. Cet endroit est connu sous le nom de «Cap des Born». Les plus méfiants pensent qu'il s'agit de la tête d'une victime du capitaine Barceló, le corsaire majorquin qui massacra les pirates sarrasins au XVIIᵉ siècle. Certains de ses otages furent exécutés sur place, sur El Borne, non loin du coin de la rue. Mais d'autres proposent une autre explication mon légendaire : on l'appelle ainsi parce qu'il est situé au début, en haut, de la promenade. Qui sait !

 

La grotte du tabac - Manacor


La grotte du Tabac était un lieu de prédilection pour les contrebandiers : ils y cachaient des paquets de tabac, de farine ou de café importés clandestinement d'Alger. La contrebande était une forme de commerce illégal, un moyen de contourner la loi et les impôts. Les contrebandiers introduisaient des marchandises à Majorque sans passer par les contrôles des autorités. Ce commerce est également connu sous le nom d'«estraperlo», un mot dérivé de l'introduction d'une marque de jeu de roulette électrique, appelée Stra-Per-Lo, installée au casino de Saint-Sébastien (au Pays basque) et à l'hôtel Formentor (à Majorque). Elle fut ensuite interdite par la police, car elle s'avéra frauduleuse.

 

Les portes de l'enfer - Llucmajor


Dans le domaine de Llucamet, dans le port de plaisance de Llucmajor, se trouvent des falaises appelées les Portes de l'Enfer.
Ces falaises sont si sauvages que seules les chèvres peuvent y accéder. En 1883, un jeune homme nommé Miquel Mutet y fut victime d'un tragique accident en descendant attaché à une corde et y perdit la vie.
Les habitants se souviennent encore de cet événement.

 

Sustrando Citrato et Babá Jussifà - Artà


Si vous vous promenez dans le parc naturel de la péninsule de Llevant, aux alentours de s'Alqueria Vella d'Avall, vous rencontrerez deux personnages légendaires : Sustrando Citrat et Babà Jussifà. Ne soyez pas surpris s'ils ne vous saluent pas ; ils sont pétrifiés. La légende raconte qu'il s'agissait de deux Sarrasins qui refusèrent de quitter l'île suite à la conquête de Jaume Ier. Depuis lors, ils sont restés pétrifiés, observant le temps qui passe...