Rotget, le bandit et son amulette - Escorca


Au XVIIIe siècle, les montagnes offraient un refuge idéal aux bandits. Ils y menaient une vie libre, non sans dangers. Certains possédaient un objet mystérieux, acquis par la magie noire, qui les rendait intouchables ; une sorte d’amulette : ils l’appelaient «follet».

Rotget était né à Alaró, roux et d’un tempérament rebelle. Il aimait voler les riches et se montrer généreux envers les pauvres. Et il possédait un «follet» ! Caché dans la bandoulière de sa sacoche, il ne le quittait jamais des yeux, même pour dormir.

Rotget était amoureux de Joana, et elle le savait, car il lui avait offert une fleur. Un jour, deux gardes menacèrent la jeune fille. En réalité, leur objectif était de capturer le jeune bandit : ils voulaient lui faire lâcher sa sacoche, son talisman, et, une fois sans défense, l’arrêter. Elle servirait d’appât. Ses refus et ses larmes furent vains.

Le jour de la fête de la Vierge, un bal avait lieu à Lluc. La jeune fille tremblait. Rotget arriva et l'invita à danser. Elle répondit comme on le lui avait ordonné :

«Je ne danserai avec toi que si tu enlèves ta sacoche.»

«Joana, ne me demande pas ça, ma vie en dépend.»

«Je ne danserai avec toi que si tu enlèves ta sacoche», répéta-t-elle, le cœur brisé.

Et Rotget ôta sa sacoche. Aussitôt, deux gardes se jetèrent sur la sacoche et le bandit. Il appela son «follet» :

«Mon ami, à l'aide ! J'ai besoin d'aide !»

La sacoche se redressa comme animée d'une vie propre et bondit telle une proie poussée par mille esprits. Mais en vain. Quelques jours plus tard, la sacoche fut brûlée publiquement sur le bûcher, et Rotget fut condamné à la pendaison.

À l'agonie, un seul nom sortit de ses lèvres : Joana.

Palma - Réhabilitation du parking de la Plaça Major

Le parking de la Plaça Major va être réhabilité et son accessibilité sera améliorée :

- Rénovation des deux ascenseurs
- Adaptation de l'espace occupé par l'atelier
- Création d'un espace vélos et scooters


 

La tour de l'amour - Palma


Dans le quartier Calatrava de Palma se trouve la rue La Torre de l'Amor, en souvenir de l'amour impossible entre le juif Mossé Faquim et l'épouse de Magaluf Natjar. Comme c'était un amour impossible, Mossé fit construire une très haute tour dans sa maison pour pouvoir contempler son amour depuis les pièces de sa maison. Magaluf a manifestement protesté auprès du roi Pere IV, qui a ordonné à Mossé d'abaisser la tour de douze pieds.

 

La sorcière de Joan Gotlet - Palma - Sant Jordi


Joan Gotlet courtisait deux jeunes filles de Pla de Sant Jordi. L'une d'elles, réputée sorcière, était très jalouse de l'autre. Gotlet leur rendait visite tour à tour. Or, chaque fois qu'il allait voir l'autre, il croisait un gros lièvre sur son chemin.

Il décida que s'il le revoyait, il lui tirerait dessus avec son fusil. Mais son plan échoua ! Au moment où il allait tirer, le lièvre s'écria :

« Ne tirez pas, c'est moi ! »

Tellement effrayé, Joan Gotlet s'enfuit de Sant Jordi jusqu'à Puig de Bonany à Petra et ne voulut plus jamais les revoir.

Un jeune homme d'Esporles et deux sorcières - Esporles


Voici l'histoire de Lau Fe't-pendre, un jeune homme d'Esporles qui courtisait deux jeunes filles à la fois : l'une de Puigpunyent et l'autre d'Establiments. Un feu de joie apparut devant lui sur un pont : s'il avançait, le feu se déplaçait, et s'il s'arrêtait, il s'arrêtait. Le garçon se retourna, et un autre feu apparut derrière lui. Le pauvre garçon fut saisi de peur par ces deux feux, l'un du côté d'Establiments et l'autre du côté de Puigpunyent. Il fut incapable de marcher de toute la nuit et ne rentra chez lui qu'au lever du soleil, lorsque les feux s'étaient éteints. Lorsqu'il raconta l'incident à sa mère et à sa sœur, elles crurent à un sortilège et attribuèrent la cause à ses deux conquêtes. Ou bien était-ce sa mauvaise conscience qui lui causait des visions ?