Julià Font i Roig est un religieux dominicain majorquin du XVIème-XVIIème siècle, il est connu localement comme «le saint majorquin» ou «père des pauvres».
Il est né le 20 février 1545, à Maria de la Salut, dans la maison familiale Son Roig et il est décédé le 9 septembre 1613 à Palma.
Il descendait d’une famille noble, liée aux capitaines qui participèrent à la conquête de Majorque. Enfant, il subit un grave accident : il tomba dans le feu et se brûla gravement le visage et la main droite.Il étudia à l’école de Randa, puis les arts et la philosophie au couvent dominicain de Sant Domènec à Palma. Il entra dans l’Ordre des Prêcheurs en 1571, à l’âge de 27 ans.Il se distingua par son dévouement total aux plus démunis, ce qui lui valut le surnom de «père des pauvres». Il fut cofondateur du couvent de Sant Vicent Ferrer à Manacor et occupa des postes comme maître des novices et prieur adjoint. Sa vie était marquée par la charité, la bonté et une grande sainteté reconnue de son vivant.Après sa mort, son corps fut retrouvé incorrupt lors de l’ouverture de son tombeau en 1690 au couvent de Sant Domènec.
Un procès de béatification fut ouvert, mais il fut suspendu plus tard. Il n’a pas été officiellement canonisé par l’Église catholique, même s’il est vénéré localement comme un saint (d’où le surnom «el sant mallorquí»).
Ses restes furent transférés à la Cathédrale de Palma (dans la chapelle du Davallament) après la destruction du couvent dominicain.
ℹ️ La maison familiale Casa Font i Roig (ou Son Roig) à Maria de la Salut existe toujours : c’est aujourd’hui un hôtel boutique de charme Adults Only avec spa, qui met en avant cette histoire familiale.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Merci pour votre commentaire.