Chaussons farcis à la viande

Pour 08 personnes :
- 1 gigot d'agneau désossé
- 200 g. de poitrine de porc salée
- 200 g. de sobrassada
- 1,5 kg de farine
- 500 g. de saindoux
- 150 ml. d'huile d'olive
- 4 jaunes d'oeuf
- sel
- poivre

Hacher menu les viandes et la sobrassada.
Les mettre dans un saladier, assaisonner et malaxer.
Laisser reposer une heure.
Dans un autre saladier, mélanger le saindoux, l'huile d'olive et les jaunes d'oeuf.
Battre pour obtenir une pâte crémeuse, puis ajouter, au fur et à mesure, 200 ml. d'eau tiède et la farine tout en continuant de pétrir. Continuer jusqu'à obtenir une pâte compacte et homogène.
Former 8 boules, les étaler au rouleau et les couper en deux.
Dans une moitié de boule de pâte, mettre un peu de la préparation à la viande et recouvrir avec une autre moitié de pâte. 
Bien sceller les chaussons en pinçant les bords.
Puis poser les chaussons dans un plat allant au four, en effectuant, au préalable une petite cheminée au centre.
Cuire dans un four préchauffé pendant 30 minutes sur 180°.


 

Palma - Can Bordils

📸 Photo prise en Septembre-Octobre 2024.

La Maison Can Bordils est l’une des demeures seigneuriales les plus anciennes du vieux quartier de Palma, située au 9 Carrer de l’Almudaina. Construite au XIIIe siècle sur des fondations d’époque musulmane, elle est un exemple remarquable de l’architecture gothique, avec des éléments renaissants issus de rénovations ultérieures.

Construite au XIIIe siècle, peu après la conquête de Majorque par Jaume Ier en 1229, Can Bordils repose sur des fondations d’époque musulmane, probablement une maison de l’élite de Madina Mayurqa (nom arabe de Palma). En 1282, elle appartient à Maimó Biniferaix, un notable juif, ce qui témoigne de la présence d’une communauté juive influente avant les persécutions ultérieures.

En 1450, Salvador Sureda, membre d’une famille noble, acquiert la maison. Elle devient une résidence seigneuriale, typique des grandes demeures gothiques de Palma. À cette époque, elle est agrandie et embellie, avec des éléments comme le portail en arc ogival et des fenêtres ornées.

En 1647, la maison passe à la famille Bordils par mariage, d’où son nom actuel. Les Bordils, une famille de la petite noblesse majorquine, y résident pendant plusieurs générations. Des rénovations au XVIe et XVIIe siècles ajoutent des touches renaissantes, comme les fenêtres de la façade portant les blasons des familles Sureda-Zanglada et Sureda-Moyà.

Comme beaucoup de demeures historiques, Can Bordils perd de son prestige au XIXe siècle. Elle est divisée en plusieurs logements et subit des modifications, notamment dans son patio, qui perd une partie de son caractère gothique. 

En 1982, la mairie de Palma acquiert Can Bordils pour en faire le siège des Archives municipales. Des travaux de restauration sont entrepris pour préserver son patrimoine, tout en adaptant l’intérieur pour les besoins archivistiques. Depuis, elle abrite des documents historiques remontant à 1206, ainsi qu’une petite exposition sur l’histoire du bâtiment.

La façade présente un portail en arc en plein cintre et deux fenêtres renaissantes ornées des blasons des familles Sureda-Zanglada et Sureda-Moyà. Le patio, de forme carrée, est plus sobre suite aux rénovations des XIXe et XXe siècles, notamment par l’architecte Guillem Forteza. Un beau plafond à caissons en bois du XVIe siècle est conservé à l’intérieur.

Can Bordils est un témoin de la diversité historique de Palma, mêlant influences musulmanes, juives, gothiques et renaissantes. Sa proximité avec l’Arc de l’Almudaina, vestige d’une porte romaine, en fait un point clé du tissu historique du vieux quartier.


Gil Sánchez Muñoz, évêque de Majorque ou Clément VIII (antipape)

📸 Sa pierre tombale à la cathédrale de Palma.

Gil Sánchez Muñoz y Carbón, plus connu sous le nom de Clément VIII, fut un personnage historique notable, né à Teruel (Aragon) entre 1369 et 1370 et mort à Majorque le 28 décembre 1446 ou 1447. Il est célèbre pour avoir été antipape de l'obédience d'Avignon de 1423 à 1429, dans le contexte du Grand Schisme d'Occident, une période de division au sein de l'Église catholique.

Après la mort de l'antipape Benoît XIII en 1423, Gil Sánchez Muñoz fut élu le 10 juin 1423 par trois des quatre cardinaux nommés par ce dernier, dans le château de Peñíscola. Il prit le nom de Clément VIII. Soutenu initialement par le roi Alphonse V d'Aragon, son "règne" d'antipape dura jusqu'au 26 juillet 1429, date à laquelle il abdiqua sous la pression diplomatique et politique. Cette abdication fut le résultat d'un accord entre Alphonse V et le pape légitime Martin V, négocié notamment par Alfonso de Borja (futur pape Calixte III). En échange de sa soumission, Gil Sánchez Muñoz fut nommé évêque de Majorque par Martin V.

Il occupa ce poste épiscopal à Majorque à partir de 1429 et y resta jusqu'à sa mort. Son tombeau se trouve dans la salle capitulaire gothique de la cathédrale de Palma de Majorque (La Seu). Cette sépulture, réalisée en marbre rouge, présente une effigie en haut-relief de l'évêque, avec les mains en position de prière et portant une mitre. La tombe repose sur quatre lions sculptés et comporte une inscription en latin : "Hic fuit Clemens Papa VIII qui in sua obedientia stetit annis VI mensibus VI", ce qui signifie "Ici repose Clément VIII, qui resta dans son obédience six ans et six mois". Une curiosité notable est que son chapeau d'évêque est suspendu dans la voûte de la salle, une tradition parfois observée pour les dignitaires ecclésiastiques.

Ainsi, après une période tumultueuse comme antipape, Gil Sánchez Muñoz y Carbón termina sa vie à Majorque dans un rôle plus conventionnel, laissant une trace durable dans l'histoire religieuse et dans l'architecture funéraire de l'île.


📸 Sa mitre accrochée à la voûte de la cathédrale.

📝 Mon article sur la cathédrale de Palma.

 

Platja de Palma - Nuestra Señora de los Angeles de la Porciúncula


La Porciúncula, souvent appelée "l'église de verre", est une église remarquable située à Platja de Palma. Officiellement nommée Église Nuestra Señora de los Ángeles, elle est célèbre pour son architecture moderne et ses impressionnants vitraux qui inondent l’intérieur de lumière et de couleurs.

Construite dans les années 1960 par les Frères Franciscains du Tiers-Ordre Régulier (TOR), cette église se distingue par sa structure circulaire en béton et ses 39 vitraux, conçus par l’artiste Juan Bautista Castro. Ces vitraux, qui couvrent presque entièrement les murs, créent une atmosphère unique, souvent décrite comme un "kaléidoscope de lumière". L’extérieur, plutôt sobre et gris, contraste fortement avec l’éclat intérieur, ce qui en fait une surprise pour les visiteurs. 

En plus de l'église, il y a un petit musée adjacent. Ce musée retrace l’histoire de Majorque à travers des expositions sur sa géographie, son histoire et ses traditions, offrant un complément intéressant à la visite de l’église.

Les visiteurs apprécient son calme, loin de l’agitation touristique de la région, ainsi que son architecture spirituelle et contemporaine. C’est un lieu qui vaut le détour si vous êtes à Majorque et que vous cherchez une expérience culturelle et visuelle hors du commun.

💬 Pendant de nombreuses années, nous étions à l'hôtel dans le même quartier que la Porciuncula mais nous ignorions que l'église se visitait et nous avions encore moins connaissance de ce musée. Pour nous, c'était avant tout et seulement un groupe scolaire privé. D'ailleurs, nous connaissions des personnes qui avaient leurs 2 filles scolarisées là. 

Mais ce fut vraiment une très belle découverte que je conseille : le musée nous apprend beaucoup sur la naissance et l'essor de Platja de Palma, d'El Arenal, de Can Pastilla, en particulier et sur Mallorca en général.

♿ Infos pour les personnes à mobilité réduite : Le musée et l'église sont tout à fait adaptés aux personnes en fauteuil roulant. L'entrée, en 2024, est de 3 euros pour le PMR et pour son accompagnateur. 

































































📸 Photos prises en Septembre-Octobre 2024.