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Port de Sóller (Sóller) - Phare de Punta de Sa Creu

📸 Photo prise en Mai-Juin 2025.

Le Phare de Punta de Sa Creu est un phare situé sur un promontoire à l’entrée est du port de Sóller. Il fait face au phare de Cabo Gros à l’ouest et domine la mer Méditerranée. 
Le premier phare a été conçu en 1862 par l’ingénieur Emilio Pou et construit entre 1862 et 1864. Il s’agissait d’une tour cylindrique en pierre de 9 m de haut, placée trop près du bord de la falaise. A cause d’un «bufador» (cheminée naturelle dans la roche qui communique avec la mer), les vagues projetaient des colonnes d’eau lors des tempêtes et provoquaient de fortes secousses, rendant le poste très dangereux. Les gardiens devaient parfois évacuer leur famille. En 1923, les logements provisoires de la construction ont été aménagés pour un usage permanent. 
Un nouveau phare, plus sûr et reculé de la falaise, a été construit entre 1928 et 1930. Il a été mis en service le 6 juin 1945. L’ancien phare (1864) est aujourd’hui inactif, mais les deux tours sont encore visibles côte à côte. 
Le site est spectaculaire, perché sur des falaises sauvages battues par le vent et les vagues du nord de Majorque. 

🌴 5 lieux accessibles en fauteuil roulant à Palma (testés sur place)


💛 Visiter Palma en fauteuil roulant est tout à fait possible… à condition de savoir où aller. Voyageant avec ma maman, nous découvrons l’île autrement, en prêtant une attention particulière à l’accessibilité des lieux. Au fil de nos séjours, nous avons testé plusieurs endroits : certains très accessibles, d’autres plus compliqués. Voici 5 lieux que nous avons réellement visités et que je recommande pour une découverte agréable et sans trop de difficultés.

 
✔️ Lieux testés en conditions réelles avec fauteuil roulant
✔️ Conseils pratiques issus de notre expérience

1. Les jardins du Palais de Marivent

Un véritable petit havre de paix à Palma.

Les allées sont larges, bien entretenues et globalement faciles à parcourir en fauteuil roulant.

Entre les plantes méditerranéennes, les zones ombragées et les vues sur la mer, la promenade est vraiment agréable.

💬 Un endroit que nous avons beaucoup apprécié pour son calme et sa facilité d’accès.

🌊 2. Le front de mer (Paseo Marítimo)

Nous avons parcouru une partie du front de mer de Palma en fauteuil roulant, du Parc de la Mar jusqu’à la Dársena de Can Barbará.

Lors de notre passage, il y avait encore des travaux, ce qui rendait certaines portions un peu moins pratiques, mais le parcours restait faisable.

Le chemin est globalement plat, avec de larges espaces pour circuler, et offre une très belle vue sur la mer.

💬 Une balade que nous avons beaucoup aimée, idéale pour profiter de l’ambiance de Palma.

💡 Depuis, les aménagements ont évolué, l’accessibilité peut donc être encore meilleure aujourd’hui. 

🖼️ 3. Des musées accessibles

Bonne surprise à Palma : certains musées sont bien adaptés aux personnes à mobilité réduite.

Nous avons visité le Musée de Mallorca ainsi que le Musée diocésain.

Dans les deux cas, des ascenseurs permettent d’accéder aux différents niveaux, ce qui rend la visite confortable.

💬 Nous avons apprécié de pouvoir profiter de ces lieux culturels sans difficulté particulière.

🏙️ 4. Les quartiers modernes de Palma

Les zones les plus récentes de Palma sont généralement plus faciles à parcourir en fauteuil roulant.

Les trottoirs sont larges, les accès plus simples, et de nombreux commerces sont accessibles.

⚠️ En revanche, certaines rues du centre historique peuvent être plus compliquées (pavés, pentes, marches). 

🌅 5. Les promenades en bord de mer

Les promenades le long de la mer sont souvent bien aménagées et offrent un cadre idéal pour se déplacer facilement.

On peut profiter du paysage, de l’air marin et de la douceur de vivre de Palma sans contrainte particulière.

💬 Un vrai plaisir simple, mais précieux. 

❤️ Conclusion

Voyager à Palma de Majorque avec une personne en fauteuil roulant demande un peu d’organisation, mais cela n’empêche absolument pas de profiter de l’île.

Au contraire, cela permet de découvrir les lieux autrement, plus lentement… et souvent plus intensément. 

💬 Et vous ?
 Avez-vous déjà voyagé avec une personne à mobilité réduite ?
N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire 😊

Lloseta - Oratoire del Cocó


L’Oratoire del Cocó, à Lloseta, est une petite chapelle dédiée à la Vierge Marie (Mare de Déu del Cocó ou Vierge de Lloseta). Elle se trouve en périphérie du village de Lloseta, dans la région du Raiguer, au pied de la Serra de Tramuntana, juste à côté du torrent Es Cocó (d’où son nom : « cocó » désigne en mallorquin une cavité ou un trou d’eau).
Selon la tradition locale, une statue ancienne de la Vierge (une « Vierge noire » vénérée depuis des siècles) aurait été découverte au Moyen Âge (vers le XIIIe siècle) par un berger musulman dans une cavité rocheuse près du torrent. L’image aurait miraculeusement refusé de bouger vers d’autres églises et serait restée sur place, signe divin pour les habitants. Le comte d’Aiamans (seigneur de Lloseta) aurait alors favorisé le culte. L’oratoire actuel, plus récent, a été construit entre 1877 et 1878 à la demande du vicaire de Lloseta, Miquel Arbona Mayol. Il a été consacré le 24 avril 1878 par l’évêque Mateu Jaume Garau. En 1978, pour son centenaire, il a été restauré (nouveau retable, sol en pierre, etc.). En 1988, il a été déclaré Bien d’Intérêt Culturel (BIC).C’est une petite chapelle très simple : une seule nef de 9 × 4 mètres, une voûte en croisée d’ogives, un autel avec l’image de la Vierge et une sacristie derrière. L’extérieur est en pierre de taille, avec une porte cintrée et une croix au sommet. L’intérieur est sobre et intime, idéal pour la prière.
Chaque année, surtout le premier mercredi après Pâques (la « Pancaritat » ou Romería del Cocó), les habitants de Lloseta organisent une belle procession à pied depuis l’église paroissiale jusqu’à l’oratoire. On y porte la statue de la Vierge, on chante la Salve, on célèbre la messe et on partage un repas communautaire (autrefois on apportait les restes de Pâques). C’est un moment très vivant et important pour la communauté.
Aujourd’hui, c’est un lieu paisible de dévotion et de promenade, parfait pour découvrir le vrai Majorque authentique loin des zones touristiques. Si vous passez par Lloseta, n’hésitez pas à y faire un détour : l’endroit est charmant et chargé d’histoire !







📸 Photos prises en Mai-Juin 2025.

Porto Cristo (Manacor) - Basilique paléochrétienne de Sa Carroja

Il s’agit d’un site archéologique important mais très discret, l’un des rares vestiges du christianisme primitif à Majorque. Située à Porto Cristo, cette basilique date de la fin du Ve siècle ou du début du VIe siècle (période paléochrétienne, parfois associée à l’influence byzantine ou post-romaine).
Découverte en 1908 lors de travaux de construction près du port naturel de Porto Cristo (sur la presqu’île de Punta Pagell), la basilique a été fouillée par l’architecte catalan J. Rubió i Bellver. Elle servait de lieu de culte pour une petite communauté chrétienne locale. Des tombes et un cimetière entouraient le bâtiment, avec quelques mosaïques découvertes (notamment celle d’une certaine Honòria). Le site a été classé Bien d’intérêt culturel en 1931. 
De forme rectangulaire (environ 23 m de long sur 10 m de large), elle était orientée est-ouest et divisée en trois nefs séparées par des colonnes. À l’ouest se trouvait le baptistère, avec un bassin baptismal cruciforme (en forme de croix) creusé dans le sol, permettant le baptême par immersion. L’abside (à l’est) était probablement tripartite, avec des chambres funéraires adjacentes. Elle présentait des similitudes architecturales avec la basilique voisine mieux conservée de Son Peretó.
Malheureusement, la basilique a été presque entièrement détruite lors de l’urbanisation rapide de Porto Cristo dans les décennies suivantes. L’emplacement exact est aujourd’hui recouvert par des bâtiments modernes et des rues (avenue Joan Amer / Avinguda d’en Joan Amer). 
Le seul élément visible est la piscine baptismale cruciforme, récupérée lors de fouilles d’urgence en 1996-1997 (à l’occasion de travaux sur les réseaux d’eau et d’égouts). Elle a été restaurée, protégée sous une dalle de verre sécurisée et installée directement sur le trottoir de l’avenue Joan Amer (numéros environ 44-61). Un panneau explicatif accompagne le site. L’ensemble est accessible gratuitement 24 h/24. 
C’est donc un « monument » très modeste : on ne voit plus que ce petit bassin en croix protégé par du verre, mais il témoigne de l’arrivée précoce du christianisme à Majorque.




📸 Photos prises en Mai-Juin 2025

Cala d'Or (Santanyí) - Paroisse de Santa Maria de la Mar


La paroisse de Santa Maria del Mar est une église catholique charmante située à Cala d'Or. Elle est dédiée à Sainte Marie de la Mer et sert de lieu de culte principal pour la communauté locale.

L’édifice se trouve près du centre de Cala d’Or, facilement accessible à pied depuis les plages.

Des messes régulières ont lieu (généralement le dimanche et en semaine) et il y a aussi une exposition du Saint-Sacrement certains jours.

Pendant l’été (notamment début août), l’église est souvent au centre des festivités locales avec dîners, concerts, activités sportives et parfois une procession maritime de la Vierge, très appréciée des habitants et visiteurs.



📸 Photos prises en Mai-Juin 2025.


Ses Salines - Torre de Can Barbarà

La Torre de Can Barbarà, située en face de l'église Sant Bartomeu et abritant aujourd'hui l'office de tourisme, est une tour historique dont l'origine est liée au système défensif de l'île. 

Bien que des données précises sur la Torre de Can Barbarà soient limitées, elle a probablement été érigée entre le XVIe et le XVIIe siècle, époque où Majorque construisait de nombreuses tours de guet et de défense pour se protéger des attaques de pirates barbaresques, fréquentes dans la Méditerranée. Ces tours faisaient partie d’un réseau de surveillance côtière et intérieure, permettant de signaler les incursions par des signaux visuels (feux, fumées) entre elles.

Située au centre de Ses Salines, la Torre de Can Barbarà n’était pas une tour côtière comme la Torre d’en Beu (près de Cala Santanyi), mais elle servait probablement à protéger le village et à coordonner la défense locale. Sa position stratégique en face de l’église Sant Bartomeu, un point central du village, suggère qu’elle pouvait aussi servir de refuge ou de point de ralliement pour les habitants en cas d’attaque.

Sa taille modeste et son emplacement au cœur du village indiquent qu’elle était davantage une tour de guet ou un poste de défense local qu’une fortification majeure.

Elle a été restaurée au cours du XXe siècle, probablement pour préserver le patrimoine historique de Ses Salines. Sa transformation en office de tourisme reflète un effort commun à Majorque pour valoriser ces structures historiques tout en leur donnant une nouvelle utilité.


📸 Photos prises en Mai-Juin 2025.

Manacor - Moulin den Polit

📸 Photo prise en Mai-Juin 2025.

Construit à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle, le Molí d’en Polit a cessé de fonctionner au milieu du XXe siècle. Il a été restauré en 1999 par la municipalité de Manacor pour servir de centre de formation à la maintenance des moulins à vent. En 2001, une rénovation majeure en a fait un centre culturel emblématique.

En juin 2022, le Consell de Mallorca et la municipalité ont investi plus de 20 000 € pour restaurer l’intérieur et l’extérieur du moulin, préservant la plupart de ses structures d’origine. Une brigade de Fodesma a également participé à ces travaux pour en faire un espace multi-usages.

Récemment, le moulin a bénéficié d’une nouvelle illumination nocturne extérieure, plus économe en énergie.

Le Molí d’en Polit est la sede de l’association Glosadors de Mallorca, un groupe dédié à la tradition orale des «gloses», une forme de poésie improvisée typique des Baléares. Il accueille également des événements culturels, conférences, ateliers et cours organisés par la municipalité et diverses associations.

Depuis récemment, le moulin abrite un point d’information municipal ouvert du lundi au vendredi de 9h à 13h et de 15h à 18h, permettant aux habitants de réaliser diverses démarches administratives.

Le Molí d’en Polit fait partie du riche patrimoine des moulins de Majorque, aux côtés du Molí d’en Fraret et du Molí d’en Beió. Il est intégré à la Route des Moulins, un itinéraire piéton reliant l’ancienne ligne de chemin de fer Manacor-Artà, transformée en voie verte.

Considéré comme l’un des moulins les plus emblématiques de Manacor, il représente l’histoire agricole et culturelle de la région.

Le Molí d’en Polit est un lieu vivant où l’histoire et la culture contemporaine se rencontrent. Il offre une occasion unique de découvrir le patrimoine industriel de Majorque tout en participant à des événements culturels, comme les performances des glosadors. Sa proximité avec l’hôpital et la station de bus en fait un point d’intérêt facilement accessible pour les visiteurs explorant Manacor.

Palma - Can Bordils

📸 Photo prise en Septembre-Octobre 2024.

La Maison Can Bordils est l’une des demeures seigneuriales les plus anciennes du vieux quartier de Palma, située au 9 Carrer de l’Almudaina. Construite au XIIIe siècle sur des fondations d’époque musulmane, elle est un exemple remarquable de l’architecture gothique, avec des éléments renaissants issus de rénovations ultérieures.

Construite au XIIIe siècle, peu après la conquête de Majorque par Jaume Ier en 1229, Can Bordils repose sur des fondations d’époque musulmane, probablement une maison de l’élite de Madina Mayurqa (nom arabe de Palma). En 1282, elle appartient à Maimó Biniferaix, un notable juif, ce qui témoigne de la présence d’une communauté juive influente avant les persécutions ultérieures.

En 1450, Salvador Sureda, membre d’une famille noble, acquiert la maison. Elle devient une résidence seigneuriale, typique des grandes demeures gothiques de Palma. À cette époque, elle est agrandie et embellie, avec des éléments comme le portail en arc ogival et des fenêtres ornées.

En 1647, la maison passe à la famille Bordils par mariage, d’où son nom actuel. Les Bordils, une famille de la petite noblesse majorquine, y résident pendant plusieurs générations. Des rénovations au XVIe et XVIIe siècles ajoutent des touches renaissantes, comme les fenêtres de la façade portant les blasons des familles Sureda-Zanglada et Sureda-Moyà.

Comme beaucoup de demeures historiques, Can Bordils perd de son prestige au XIXe siècle. Elle est divisée en plusieurs logements et subit des modifications, notamment dans son patio, qui perd une partie de son caractère gothique. 

En 1982, la mairie de Palma acquiert Can Bordils pour en faire le siège des Archives municipales. Des travaux de restauration sont entrepris pour préserver son patrimoine, tout en adaptant l’intérieur pour les besoins archivistiques. Depuis, elle abrite des documents historiques remontant à 1206, ainsi qu’une petite exposition sur l’histoire du bâtiment.

La façade présente un portail en arc en plein cintre et deux fenêtres renaissantes ornées des blasons des familles Sureda-Zanglada et Sureda-Moyà. Le patio, de forme carrée, est plus sobre suite aux rénovations des XIXe et XXe siècles, notamment par l’architecte Guillem Forteza. Un beau plafond à caissons en bois du XVIe siècle est conservé à l’intérieur.

Can Bordils est un témoin de la diversité historique de Palma, mêlant influences musulmanes, juives, gothiques et renaissantes. Sa proximité avec l’Arc de l’Almudaina, vestige d’une porte romaine, en fait un point clé du tissu historique du vieux quartier.


Platja de Palma - Nuestra Señora de los Angeles de la Porciúncula


La Porciúncula, souvent appelée "l'église de verre", est une église remarquable située à Platja de Palma. Officiellement nommée Église Nuestra Señora de los Ángeles, elle est célèbre pour son architecture moderne et ses impressionnants vitraux qui inondent l’intérieur de lumière et de couleurs.

Construite dans les années 1960 par les Frères Franciscains du Tiers-Ordre Régulier (TOR), cette église se distingue par sa structure circulaire en béton et ses 39 vitraux, conçus par l’artiste Juan Bautista Castro. Ces vitraux, qui couvrent presque entièrement les murs, créent une atmosphère unique, souvent décrite comme un "kaléidoscope de lumière". L’extérieur, plutôt sobre et gris, contraste fortement avec l’éclat intérieur, ce qui en fait une surprise pour les visiteurs. 

En plus de l'église, il y a un petit musée adjacent. Ce musée retrace l’histoire de Majorque à travers des expositions sur sa géographie, son histoire et ses traditions, offrant un complément intéressant à la visite de l’église.

Les visiteurs apprécient son calme, loin de l’agitation touristique de la région, ainsi que son architecture spirituelle et contemporaine. C’est un lieu qui vaut le détour si vous êtes à Majorque et que vous cherchez une expérience culturelle et visuelle hors du commun.

💬 Pendant de nombreuses années, nous étions à l'hôtel dans le même quartier que la Porciuncula mais nous ignorions que l'église se visitait et nous avions encore moins connaissance de ce musée. Pour nous, c'était avant tout et seulement un groupe scolaire privé. D'ailleurs, nous connaissions des personnes qui avaient leurs 2 filles scolarisées là. 

Mais ce fut vraiment une très belle découverte que je conseille : le musée nous apprend beaucoup sur la naissance et l'essor de Platja de Palma, d'El Arenal, de Can Pastilla, en particulier et sur Mallorca en général.

♿ Infos pour les personnes à mobilité réduite : Le musée et l'église sont tout à fait adaptés aux personnes en fauteuil roulant. L'entrée, en 2024, est de 3 euros pour le PMR et pour son accompagnateur. 

































































📸 Photos prises en Septembre-Octobre 2024.