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Pere Fiol


Pere Fiol était notaire à Inca au début du XVIIème siècle. Il y est décédé le 14 juillet 1633.

Il exerçait, donc, à Inca où ses protocoles notariaux sont conservés, couvrant la période de 1596 à 1633.
Il était également impliqué dans la vie locale : il fut une sorte d’échevin ou officier municipal d’Inca en 1607.
C’est un personnage historique important pour l’histoire religieuse et locale d’Inca, souvent cité dans les études sur le patrimoine et les miracles locaux.

Antoni Sureda Villalonga

Antoni Sureda Villalonga est un architecte espagnol, né le 14 janvier 1810 à Palmafils du maître architecte Joan Sureda i Ripoll et de Margarita Villalonga.

Il a suivi une formation auprès de son père et à l’Académie des Beaux-Arts de la Société économique mallorquine (admis en 1825). Il obtient le titre de maître architecte en 1846.

Il est surtout connu pour plusieurs projets importants à Majorque, dans un style souvent néoclassique ou néo-Renaissance :

  • - Teatre Principal de Palma : Il en est l’architecte principal. Le théâtre a été inauguré en 1857 (sous le nom initial de Teatro de la Princesa), reconstruit après un incendie et réouvert en 1860. C’est l’un des bâtiments culturels emblématiques de Palma. 
  • - Façade de l’église paroissiale de Llucmajor (1853).
  • - Monument néoclassique en l’honneur d’Isabelle II sur la Plaça de la Reina à Palma (érigé vers 1860-1865, démoli en 1868).
  • - Chapelle de Portals (Portals Chapel) à Portals Nous (1865).
  • - Projets divers comme des adaptations d’édifices publics, des plans d’hôpitaux, etc. Il a également exercé en tant qu’architecte provincial. 

    Il avait un frère, Joan Sureda i Villalonga, également architecte, avec qui il partage parfois des attributions dans les sources historiques.
    C’est une figure notable de l’architecture majorquine du milieu du XIXème siècle, à une époque où Palma se modernisait avec des bâtiments publics et culturels.

    Il est décédé en 1873.


     

    Francisca Anna Maria Alcover Morell

    📸 Photo prise en Mai 2026.

    Francisca Anna Maria Alcover Morell était une laïque catholique espagnole originaire de Sóller. Elle est surtout connue pour son engagement religieux, social et éducatif auprès de la jeunesse catholique, ainsi que pour ses écrits spirituels et poétiques en majorquin et en espagnol.
    Elle est née le 19 octobre 1912 à Sóller et a reçu une éducation chez les religieuses escolapies, qui ont profondément marqué sa formation intellectuelle et spirituelle.
    Très jeune, elle s’engage dans l’Action catholique féminine et devient présidente de l’organisation locale à la fin des années 1930. Elle enseignait aussi gratuitement à des femmes qui n’avaient pas eu accès à l’école.
    Elle écrivait des articles et des poèmes dans plusieurs journaux locaux comme SóllerLa Voz de Sóller ou La Almudaina. Sa foi chrétienne occupait une place centrale dans ses textes.
    Sa famille a subi des difficultés économiques, ce qui l’a amenée à travailler dans les bureaux du chemin de fer de Sóller tout en poursuivant son apostolat auprès des jeunes.
    À partir de 1951, elle souffre d’une tumeur cérébrale qui provoque progressivement paralysie et cécité. Les témoignages religieux la présentent comme ayant vécu cette maladie avec une grande foi. Elle meurt le 10 mars 1954 à l’âge de 41 ans à Sóller.
    Son procès en béatification a été ouvert à Majorque en 1997. En 2022, le pape François a reconnu ses «vertus héroïques», ce qui lui a donné officiellement le titre de «vénérable», une étape importante vers une éventuelle béatification.
    À Majorque, elle reste une figure assez connue dans les milieux catholiques locaux, notamment à Sóller, où ses restes ont été transférés dans l’église paroissiale de Sant Bartomeu. Une rue porte également son nom.

     

    Conférence : «Ramón Llull courtisan, poète, prophète et ermite majorquin de son époque», animée par M. Joan Estrades Pons


     

    Julià Font i Roig

    Chapelle du Davallament (Descente de la Croix) dans la Cathédrale de Palma. C’est dans cette chapelle que reposent les reliques du bienheureux Julià Font i Roig
    📸 Photo prise en Septembre-Octobre 2024

    Julià Font i Roig est un religieux dominicain majorquin du XVIème-XVIIème siècle, il est connu localement comme «le saint majorquin» ou «père des pauvres».
    Il est né le 20 février 1545, à Maria de la Salut, dans la maison familiale Son Roig et il est décédé le 9 septembre 1613 à Palma.
    Il descendait d’une famille noble, liée aux capitaines qui participèrent à la conquête de Majorque. Enfant, il subit un grave accident : il tomba dans le feu et se brûla gravement le visage et la main droite.Il étudia à l’école de Randa, puis les arts et la philosophie au couvent dominicain de Sant Domènec à Palma. Il entra dans l’Ordre des Prêcheurs en 1571, à l’âge de 27 ans.Il se distingua par son dévouement total aux plus démunis, ce qui lui valut le surnom de «père des pauvres». Il fut cofondateur du couvent de Sant Vicent Ferrer à Manacor et occupa des postes comme maître des novices et prieur adjoint. Sa vie était marquée par la charité, la bonté et une grande sainteté reconnue de son vivant.Après sa mort, son corps fut retrouvé incorrupt lors de l’ouverture de son tombeau en 1690 au couvent de Sant Domènec.
    Un procès de béatification fut ouvert, mais il fut suspendu plus tard. Il n’a pas été officiellement canonisé par l’Église catholique, même s’il est vénéré localement comme un saint (d’où le surnom «el sant mallorquí»).
    Ses restes furent transférés à la Cathédrale de Palma (dans la chapelle du Davallament) après la destruction du couvent dominicain. 
    ℹ️ La maison familiale Casa Font i Roig (ou Son Roig) à Maria de la Salut existe toujours : c’est aujourd’hui un hôtel boutique de charme Adults Only avec spa, qui met en avant cette histoire familiale.