Palma - Can Bordils

📸 Photo prise en Septembre-Octobre 2024.

La Maison Can Bordils est l’une des demeures seigneuriales les plus anciennes du vieux quartier de Palma, située au 9 Carrer de l’Almudaina. Construite au XIIIe siècle sur des fondations d’époque musulmane, elle est un exemple remarquable de l’architecture gothique, avec des éléments renaissants issus de rénovations ultérieures.

Construite au XIIIe siècle, peu après la conquête de Majorque par Jaume Ier en 1229, Can Bordils repose sur des fondations d’époque musulmane, probablement une maison de l’élite de Madina Mayurqa (nom arabe de Palma). En 1282, elle appartient à Maimó Biniferaix, un notable juif, ce qui témoigne de la présence d’une communauté juive influente avant les persécutions ultérieures.

En 1450, Salvador Sureda, membre d’une famille noble, acquiert la maison. Elle devient une résidence seigneuriale, typique des grandes demeures gothiques de Palma. À cette époque, elle est agrandie et embellie, avec des éléments comme le portail en arc ogival et des fenêtres ornées.

En 1647, la maison passe à la famille Bordils par mariage, d’où son nom actuel. Les Bordils, une famille de la petite noblesse majorquine, y résident pendant plusieurs générations. Des rénovations au XVIe et XVIIe siècles ajoutent des touches renaissantes, comme les fenêtres de la façade portant les blasons des familles Sureda-Zanglada et Sureda-Moyà.

Comme beaucoup de demeures historiques, Can Bordils perd de son prestige au XIXe siècle. Elle est divisée en plusieurs logements et subit des modifications, notamment dans son patio, qui perd une partie de son caractère gothique. 

En 1982, la mairie de Palma acquiert Can Bordils pour en faire le siège des Archives municipales. Des travaux de restauration sont entrepris pour préserver son patrimoine, tout en adaptant l’intérieur pour les besoins archivistiques. Depuis, elle abrite des documents historiques remontant à 1206, ainsi qu’une petite exposition sur l’histoire du bâtiment.

La façade présente un portail en arc en plein cintre et deux fenêtres renaissantes ornées des blasons des familles Sureda-Zanglada et Sureda-Moyà. Le patio, de forme carrée, est plus sobre suite aux rénovations des XIXe et XXe siècles, notamment par l’architecte Guillem Forteza. Un beau plafond à caissons en bois du XVIe siècle est conservé à l’intérieur.

Can Bordils est un témoin de la diversité historique de Palma, mêlant influences musulmanes, juives, gothiques et renaissantes. Sa proximité avec l’Arc de l’Almudaina, vestige d’une porte romaine, en fait un point clé du tissu historique du vieux quartier.


Gil Sánchez Muñoz, évêque de Majorque ou Clément VIII (antipape)

📸 Sa pierre tombale à la cathédrale de Palma.

Gil Sánchez Muñoz y Carbón, plus connu sous le nom de Clément VIII, fut un personnage historique notable, né à Teruel (Aragon) entre 1369 et 1370 et mort à Majorque le 28 décembre 1446 ou 1447. Il est célèbre pour avoir été antipape de l'obédience d'Avignon de 1423 à 1429, dans le contexte du Grand Schisme d'Occident, une période de division au sein de l'Église catholique.

Après la mort de l'antipape Benoît XIII en 1423, Gil Sánchez Muñoz fut élu le 10 juin 1423 par trois des quatre cardinaux nommés par ce dernier, dans le château de Peñíscola. Il prit le nom de Clément VIII. Soutenu initialement par le roi Alphonse V d'Aragon, son "règne" d'antipape dura jusqu'au 26 juillet 1429, date à laquelle il abdiqua sous la pression diplomatique et politique. Cette abdication fut le résultat d'un accord entre Alphonse V et le pape légitime Martin V, négocié notamment par Alfonso de Borja (futur pape Calixte III). En échange de sa soumission, Gil Sánchez Muñoz fut nommé évêque de Majorque par Martin V.

Il occupa ce poste épiscopal à Majorque à partir de 1429 et y resta jusqu'à sa mort. Son tombeau se trouve dans la salle capitulaire gothique de la cathédrale de Palma de Majorque (La Seu). Cette sépulture, réalisée en marbre rouge, présente une effigie en haut-relief de l'évêque, avec les mains en position de prière et portant une mitre. La tombe repose sur quatre lions sculptés et comporte une inscription en latin : "Hic fuit Clemens Papa VIII qui in sua obedientia stetit annis VI mensibus VI", ce qui signifie "Ici repose Clément VIII, qui resta dans son obédience six ans et six mois". Une curiosité notable est que son chapeau d'évêque est suspendu dans la voûte de la salle, une tradition parfois observée pour les dignitaires ecclésiastiques.

Ainsi, après une période tumultueuse comme antipape, Gil Sánchez Muñoz y Carbón termina sa vie à Majorque dans un rôle plus conventionnel, laissant une trace durable dans l'histoire religieuse et dans l'architecture funéraire de l'île.


📸 Sa mitre accrochée à la voûte de la cathédrale.

📝 Mon article sur la cathédrale de Palma.

 

La Soupe au Poivre - Colonel Moutarde et Nathalie Dargent

"1838. Entre Frédéric Chopin et George Sand, c’est le coup de foudre. La liaison du célèbre pianiste polonais, coqueluche de Paris, et de l’extravagante romancière, fumeuse de cigare, libre penseuse et partisane acharnée du port du pantalon, provoque remous et ragots dans les salons parisiens. Tels deux people traqués, les amants se réfugient à Majorque, au large d’une Espagne dont le climat sera bénéfique à Chopin, et aux enfants de George Sand, ravis de faire partie du voyage. De ce dépaysement, le couple compte tirer l’inspiration pour de nouvelles créations. Mais – ça n’est pas d’aujourd’hui – les vacances peuvent se révéler décevantes, avec leurs autochtones hostiles, leurs intempéries, et… leur prolifération de cochons ! 

George Sand a décrit ce funeste séjour dans « Un hiver à Majorque », dont est librement tiré notre récit. Entre romance et burlesque Louis de Funèsque, fantastique et phtisie, La Soupe au Poivre nous plonge dans l’univers tourmenté d’un Chopin aux allures de rock star avant l’heure, et d’une Aurore (véritable prénom de George Sand), femme de tête et cœur d’artichaut. Si l’un ne jure que par son Art, l’autre soutient contre vents et marées qu’il faut bien se nourrir (même si la soupe est poivrée), et, surtout, s’aimer !"


 

Vive la famille ! - Josie Lloyd et Emlyn Rees

1953. L'idyllique petite station balnéaire de Stepmouth est secouée par un événement qui divise la famille Vale : Rachel, 16 ans, jeune fille têtue et non conventionnelle, est tombée amoureuse de l'homme que son frère déteste. Cinquante ans plus tard, Laurie Vale reçoit par hasard un coup de fil de Rachel, cette tante dont on lui a toujours dissimulé l'existence. Aussitôt Laurie part la rejoindre à Majorque. Peu à peu, la vérité va se faire jour et les passions cachées de la famille Vale - y compris celle de Laurie elle-même - sortent de l'ombre. Tous les personnages de cette saga familiale réussiront-ils à dénouer les fils de leurs secrets de famille et à vivre pleinement leur bonheur ?

 

Répression renforcée contre Ballermann : Majorque resserre les vis de sécurité !


Je vous copie la traduction (Google Translate) ci-dessous :

 "Un nouveau plan d'action doit garantir plus d'ordre et moins de troubles dans les environs du Megapark et du Bierkönig. La présence policière est également massivement renforcée.

Au revoir, Ballermann ? Au revoir, le tourisme alcoolique ? La ville de Palma de Majorque renforce les mesures contre la criminalité, le tourisme ivre et le commerce illégal sur la plage de fête Playa de Palma, la «plage préférée des Allemands» !

Un nouveau plan de sécurité, présenté par le maire Jaime Martínez, le conseiller de sécurité Miquel Busquets et le commissaire de police Guillem Mascaró, vise à garantir plus d'ordre et de sécurité dans la zone autour de Megapark et Bierkönig . Les hôteliers en particulier saluent cette action décisive et parlent d'un «plan sans précédent».

«Pour la première fois, nous voyons non seulement des intentions claires, mais aussi un plan d'action concret avec des mesures ciblées», explique Pedro Marín, président de l'Association hôtelière de Playa de Palma (AHPP). Il souligne que l'administration de la ville fait preuve d'une détermination sans précédent pour s'attaquer aux problèmes de comportement antisocial, de commerce de rue illégal et de manque de sécurité autour de la Schinkentraße et de la Bierstraße.

Un point central du nouveau concept est l’application plus stricte des règles de conduite (officiellement : Décret 2/2024 pour un tourisme responsable) . La ville prévoit de renforcer les contrôles pour éviter la vente d'alcool en dehors des horaires autorisés et souhaite mener une campagne d'inspection à grande échelle en collaboration avec la police et le département du commerce du gouvernement des îles Baléares.

Les mesures prévues se traduisent notamment par une présence policière. Pour la saison 2025, le nombre de personnels d’urgence sera considérablement augmenté, avec une attention particulière portée aux heures de nuit. La ville veut faire de Playa de Palma l'une des zones touristiques les plus sûres des îles Baléares.

Mais ce n'est que le début. L'association hôtelière prévoit prochainement une autre réunion avec la police nationale et la délégation gouvernementale pour optimiser davantage la stratégie. «Ce n’est qu’en travaillant tous ensemble que nous pourrons créer un environnement sûr pour les habitants et les vacanciers», explique Marín."