"Cet ouvrage entend combler un vide dans l’histoire du royaume de Majorque (1276-1349), une entité créée par le testament du roi Jaume Ier d’Aragon en 1276 : au fils aîné Pere revenait le royaume continental d’Aragon, tandis que l’île de Majorque, les comtés de Roussillon et de Cerdagne et la seigneurie de Montpellier constituaient un nouveau royaume autonome, attribué au fils cadet Jaume. Cette partition, jamais vraiment acceptée par les rois d’Aragon, a été finalement remise en cause par le roi Pere IV le Cérémonieux : grâce à un sens politique non dépourvu de machiavélisme, il a fini par reconquérir la totalité du royaume de Majorque en 1349. Les chapitres de sa Chronique que nous présentons ici, dans une traduction inédite en français, sont remarquables par l’utilisation que Pere fait de la propagande ; il est donc nécessaire pour l’historien de les confronter à d’autres sources contemporaines, pour mesurer à quel point leur présentation biaisée ne rend pas justice à l’adversaire malheureux de Pere, le roi Jaume III de Majorque."
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La fin du royaume de Majorque (1339 – 1349) dans la Chronique de Pere le Cérémonieux – Agnès et Robert Vinas
Santa Ponça (Calvià) - Restaurante Tony's
Le personnel est agréable.
La carte est variée et les prix sont très raisonnables.
A recommander !
Chaussons farcis à la viande
Pour 08 personnes :
- 1 gigot d'agneau désossé
- 200 g. de poitrine de porc salée
- 200 g. de sobrassada
- 1,5 kg de farine
- 500 g. de saindoux
- 150 ml. d'huile d'olive
- 4 jaunes d'oeuf
- sel
- poivre
Hacher menu les viandes et la sobrassada.
Les mettre dans un saladier, assaisonner et malaxer.
Laisser reposer une heure.
Dans un autre saladier, mélanger le saindoux, l'huile d'olive et les jaunes d'oeuf.
Battre pour obtenir une pâte crémeuse, puis ajouter, au fur et à mesure, 200 ml. d'eau tiède et la farine tout en continuant de pétrir. Continuer jusqu'à obtenir une pâte compacte et homogène.
Former 8 boules, les étaler au rouleau et les couper en deux.
Dans une moitié de boule de pâte, mettre un peu de la préparation à la viande et recouvrir avec une autre moitié de pâte.
Bien sceller les chaussons en pinçant les bords.
Puis poser les chaussons dans un plat allant au four, en effectuant, au préalable une petite cheminée au centre.
Cuire dans un four préchauffé pendant 30 minutes sur 180°.
Palma - Can Bordils
La Maison Can Bordils est l’une des demeures seigneuriales les plus anciennes du vieux quartier de Palma, située au 9 Carrer de l’Almudaina. Construite au XIIIe siècle sur des fondations d’époque musulmane, elle est un exemple remarquable de l’architecture gothique, avec des éléments renaissants issus de rénovations ultérieures.
Construite au XIIIe siècle, peu après la conquête de Majorque par Jaume Ier en 1229, Can Bordils repose sur des fondations d’époque musulmane, probablement une maison de l’élite de Madina Mayurqa (nom arabe de Palma). En 1282, elle appartient à Maimó Biniferaix, un notable juif, ce qui témoigne de la présence d’une communauté juive influente avant les persécutions ultérieures.
En 1450, Salvador Sureda, membre d’une famille noble, acquiert la maison. Elle devient une résidence seigneuriale, typique des grandes demeures gothiques de Palma. À cette époque, elle est agrandie et embellie, avec des éléments comme le portail en arc ogival et des fenêtres ornées.
En 1647, la maison passe à la famille Bordils par mariage, d’où son nom actuel. Les Bordils, une famille de la petite noblesse majorquine, y résident pendant plusieurs générations. Des rénovations au XVIe et XVIIe siècles ajoutent des touches renaissantes, comme les fenêtres de la façade portant les blasons des familles Sureda-Zanglada et Sureda-Moyà.
Comme beaucoup de demeures historiques, Can Bordils perd de son prestige au XIXe siècle. Elle est divisée en plusieurs logements et subit des modifications, notamment dans son patio, qui perd une partie de son caractère gothique.
En 1982, la mairie de Palma acquiert Can Bordils pour en faire le siège des Archives municipales. Des travaux de restauration sont entrepris pour préserver son patrimoine, tout en adaptant l’intérieur pour les besoins archivistiques. Depuis, elle abrite des documents historiques remontant à 1206, ainsi qu’une petite exposition sur l’histoire du bâtiment.
La façade présente un portail en arc en plein cintre et deux fenêtres renaissantes ornées des blasons des familles Sureda-Zanglada et Sureda-Moyà. Le patio, de forme carrée, est plus sobre suite aux rénovations des XIXe et XXe siècles, notamment par l’architecte Guillem Forteza. Un beau plafond à caissons en bois du XVIe siècle est conservé à l’intérieur.
Can Bordils est un témoin de la diversité historique de Palma, mêlant influences musulmanes, juives, gothiques et renaissantes. Sa proximité avec l’Arc de l’Almudaina, vestige d’une porte romaine, en fait un point clé du tissu historique du vieux quartier.
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