Palma - Mercat de l'Olivar


Le Mercat de l'Olivar est situé au coeur de Palma.
C'est un marché couvert et c'est le marché des producteurs locaux où il est possible d'acheter des produits principalement majorquins et de très belle qualité.
C'est une profusion de couleurs et d'arômes.

♿ Infos pour les personnes à mobilité réduite : Tout à fait adapté aux personnes handicapées grâce aux ascenseurs montant du parking et à la rampe d'accès quand on vient de l'extérieur.





📸 Photos prises en Octobre 2012 et en Mai-Juin 2023.

🐶 Visiter avec son chien : Les chiens ne sont pas acceptés.

Calvià - Château de Bendinat


Le château de Bendinat est un élégant bâtiment néo-gothique situé à Bendinat, dans la municipalité de Calvià. Il n’est pas un vrai château médiéval, mais une résidence construite au XIXème siècle qui ressemble à un château de conte de fées.

L’endroit porte un nom ancien : la zone était une ferme maure documentée au XIIIème siècle sous le nom de «Bendinex». Une légende locale raconte que le Roi Jaume 1er qui aurait campé à cet endroit lors de la conquête de l'île et au dîner, il aurait souhaité "Ben Dinat" à ses hommes, c'est-à-dire "Bon dîner". 
💬 En fait, il y a 03 théories quant au nom de ce château :
–  Jaume 1er aurait été invité à dîner dans le magasin d’un noble Olivier de Termens qui n’avait qu’une tête d’ail à lui offrir et le roi, après avoir mangé, se serait exclamé : “Nous avons bien dîné !”
– celle qui viendrait de la colonisation musulmane de l'île : Ben-Dinat ou Bini-Dinat, fils de Dinat, toponyme d’un ancien hameau musulman datant du 13ème siècle et qu’on retrouve aussi dans Binissalem, Biniaraix, etc…
– et celle que j’ai choisie pour l’avoir souvent retrouvée dans des livres autant en espagnol qu’en français et entendu raconté par mes amis majorquins.
Après où se situe la vérité entre ces 03 théories et la légende….

Le château actuel a été imaginé par Pedro Caro y Sureda, 3ème marquis de la Romana (un général espagnol renommé de la guerre d’Indépendance). Les travaux ont commencé après 1855 et se sont achevés en 1867. Il s’inspire du style gothique d’Europe centrale. 

L’immense domaine (environ 2 800 acres à l’époque) a ensuite changé plusieurs fois de mains : vendu en 1876, passé au comte de Montenegro, etc. Il a connu diverses utilisations au XXème siècle (dont une brève période comme espace culturel).

Le château présente un plan rectangulaire avec quatre tours angulaires, deux étages et un style néo-gothique prononcé. À l’intérieur :
  • Une grande cheminée néo-gothique.
  • Des tapisseries médiévales (1883) dans l’ancienne salle à manger.
  • Une chapelle avec vitraux héraldiques.
  • Une cour intérieure entourée de 28 arcs ogivaux.
Il est entouré de jardins luxuriants, avec une pergola, des fontaines, des palmiers et une vue panoramique sur la mer Méditerranée.
C’est une propriété privée qui ne se visite pas librement (on peut l’admirer de loin). Depuis plusieurs années, il fonctionne principalement comme un lieu exclusif pour événements : mariages de luxe, propositions, séances photo, événements privés ou anniversaires. Il offre une capacité importante (jusqu’à environ 200 invités pour un banquet) et met en avant son cadre romantique et ses vues sur la mer.
Il se trouve sur la route Palma-Andratx (km 7,8), près de Portals Nous, dans une zone résidentielle huppée au pied de la Serra de Na Burguesa.



📸 Photos prises en Octobre 2012.

Fortunio Bonanova


Fortunio Bonanova, de son vrai nom Josep Lluís Moll, né le 13 janvier 1895 à Palma et mort le 2 avril 1969 à Woodland Hills (Californie, États-Unis), était un baryton, acteur, producteur et réalisateur espagnol naturalisé américain.

Né dans une famille de classe moyenne, il perd son père jeune et quitte la tutelle maternelle à 18 ans. Il étudie la musique à Madrid, au Conservatoire de Paris, et en Italie avec le maître Mattia Battistini. Il débute comme baryton en 1921 dans Tannhäuser au Teatre Principal de Palma. La même année, il signe le Manifeste Ultraïste avec des intellectuels, dont Jorge Luis Borges, sous son pseudonyme Fortunio Bonanova, inspiré par son désir de fortune et son attachement au quartier Bonanova de Palma.

Il se produit comme chanteur d’opéra en Europe et en Amérique du Sud dans les années 1920, notamment sous la tutelle du célèbre basse russe Feodor Chaliapin Sr. Il dirige également une compagnie de zarzuela espagnole, avec laquelle il tourne aux États-Unis, enregistrant des disques pour la Columbia Company et chantant à la National Broadcasting Corporation.

Bonanova débute au cinéma en 1922 dans un film muet, Don Juan Tenorio. Après la guerre civile espagnole en 1936, il s’installe définitivement aux États-Unis, où il joue dans de nombreux films, souvent dans des rôles de personnages latins ou italiens (aristocrates, chanteurs d’opéra, ou chefs de police). Parmi ses rôles marquants :
- Signor Matiste, le professeur de chant dans Citizen Kane (1941) d’Orson Welles, où il tente en vain d’apprendre à chanter à l’épouse de Kane.
- Sam Garlopis dans Double Indemnity (Assurance sur la mort, 1944) de Billy Wilder.
- General Sebastiano dans Five Graves to Cairo (Cinq tombes au Caire, 1943).
- Fernando dans For Whom the Bell Tolls (Pour qui sonne le glas, 1943).

Il participe à environ 80 films, parfois dans des rôles mineurs, et travaille avec des réalisateurs comme John Ford, Otto Preminger, et Sam Wood. Il est également producteur (La Inmaculada, 1939) et réalisateur (Don Joan, 1924).

Dans les années 1950, il apparaît dans des séries comme I Love Lucy (en faux médium) et My Little Margie (en chanteur d’opéra italien).

Il épouse la chanteuse cubano-américaine Pilar Arcos, puis Margaret Pierce, avec qui il a une fille, Risa. Il dirige une académie de bel canto à Los Angeles avec sa seconde épouse.

Surnommé la « Spanish Sensation of Hollywood » en 1928, il est considéré par le critique Guillermo Cabrera Infante comme l’un des meilleurs acteurs secondaires de l’histoire du cinéma.

Il est mort d’un accident vasculaire cérébral en 1969. Sa tombe se trouve au Holy Cross Cemetery de Culver City, Californie.


 

Llubí


Llubí est une petite commune rurale située au centre de Majorque, dans la région du Pla de Mallorca, à environ 45 km au nord-est de Palma. Avec une population d’environ 2 080 habitants, elle est connue pour son atmosphère paisible, son architecture majorquine traditionnelle et sa production de câpres, bien que cette activité ait diminué ces dernières décennies

C'est un village calme, un peu à l'écart. Le paysage autour de Llubí est caractérisé par des champs d’amandiers, de caroubiers et de figuiers, offrant un cadre idéal pour des activités comme la randonnée ou le cyclisme. Les routes de campagne du Pla de Mallorca sont particulièrement prisées des cyclistes.

Llubí possède une histoire riche qui s’étend sur plusieurs millénaires, marquée par des influences préhistoriques, romaines, arabes et chrétiennes.
Préhistoire et période talayotique (env. 2000-123 av. J.-C.) : Llubí abrite des vestiges de la culture talayotique, caractéristique des Baléares à l’âge du bronze et du fer. Le Talayot dels Racons, composé de deux structures cylindriques, témoigne d’un village préhistorique datant d’environ 1100 av. J.-C. Ces constructions, typiques de Majorque, servaient probablement à des fins défensives, cérémonielles ou résidentielles. D’autres sites archéologiques, comme des sépultures mégalithiques, indiquent une occupation humaine continue dans la région.
Période romaine (123 av. J.-C. – Vème siècle) : Après la conquête de Majorque par Quintus Caecilius Metellus en 123 av. J.-C., Llubí, bien que non mentionnée explicitement dans les sources romaines, était intégrée dans la province romaine des Baléares. La plaine fertile du Pla de Mallorca favorisait l’agriculture, notamment la culture des céréales et de l’olivier. Des vestiges romains mineurs, comme des céramiques ou des outils, ont été découverts dans la région, suggérant une activité rurale.
Période musulmane (902-1229) : À partir de 902, Majorque passe sous domination musulmane, intégrée à l’émirat de Cordoue puis à la taïfa de Dénia. Llubí, appelée Lubí dans les textes arabes, tire probablement son nom d’une racine arabe ou berbère, bien que son étymologie exacte reste débattue. Les Arabes développent l’agriculture grâce à des systèmes d’irrigation avancés, introduisant des cultures comme les câpres, toujours associées à Llubí aujourd’hui. Des fermes dispersées caractérisent le paysage rural de l’époque.
Conquête chrétienne et période médiévale (1229-1492) : En 1229, Jaume I conquiert Majorque, mettant fin à la domination musulmane. Llubí est intégrée au royaume chrétien de Majorque. Les terres sont redistribuées aux nobles catalans, et Llubí devient une paroisse rurale sous la juridiction de l’église. L’église de Sant Feliu, dédiée à Saint Félix, commence à prendre forme dès le XIIIème siècle, bien que l’édifice actuel date du XVIIème siècle. Elle devient le centre spirituel et social de la commune. Au XIVème siècle, Llubí est mentionnée dans des documents comme un centre agricole prospère, produisant céréales, vin et huile d’olive. Les croix de pierre (Son Rafal, Son Ramis, Son Setrill, Sa Creu), érigées plus tard au XVIIème siècle, marquent les limites historiques du village.
Epoque moderne (XVIème-XVIIIème siècles) : Llubí reste une communauté agricole, avec une économie basée sur les céréales, les amandes et les câpres. Les moulins à vent, comme celui de Suau (aujourd’hui musée de l’apiculture), deviennent emblématiques de la région pour moudre le grain. La commune souffre des attaques de pirates barbaresques, fréquentes à Majorque, mais sa position intérieure la protège relativement des raids côtiers. En 1652, l’église de Sant Feliu est agrandie, reflétant la croissance démographique et l’importance croissante de Llubí.
Epoque contemporaine (XIXème-XXème siècles) : Au XIXème siècle, Llubí prospère grâce à l’agriculture, notamment la production de câpres, exportées dans toute l’Europe. L’ermitage du Sant Crist de la Salut i del Remei est construit en 1896, devenant un lieu de pèlerinage local. La crise de la phylloxéra à la fin du XIXème siècle affecte les vignobles de Majorque, mais Llubí se tourne davantage vers les amandiers et les caroubiers, encore visibles aujourd’hui. Au XXème siècle, l’économie reste rurale, mais le tourisme, qui explose à Majorque à partir des années 1960, touche peu Llubí, préservant son caractère authentique.
Llubí aujourd’hui : Llubí conserve son identité de village agricole, avec une population stable d’environ 2 080 habitants. Les traditions comme la Fira de la Mel (foire du miel) en novembre et Tapes amb Tàperes en juin célèbrent son patrimoine culinaire. La commune attire les visiteurs en quête d’authenticité, avec ses sites historiques (talayots, église, ermitage) et son cadre rural paisible, idéal pour le tourisme durable, la randonnée et le cyclisme.

Llubí incarne l’histoire de Majorque à travers ses vestiges préhistoriques, son héritage agricole musulman et son développement chrétien médiéval. Son marché hebdomadaire, ses fêtes et ses paysages ruraux en font une destination représentative de la Majorque traditionnelle. 

Le samedi avant mardi-gras, il y a la Festa del Siurell où à la tombée de la nuit, un Siurell géant est brûlé sur la Plaça de España.



📸 Photos prises en Octobre 2015, en Juin-Juillet 2021 et en Septembre-Octobre 2023.

 

📝 Tous mes articles sur Llubí :

Sa Dragonera (Andratx)


Sa Dragonera est une petite île inhabitée située au large de la côte ouest de Majorque.

Sa Dragonera est un parc naturel protégé depuis 1995, connu pour sa biodiversité et ses paysages préservés. Elle abrite une faune et une flore uniques, notamment des oiseaux marins comme le faucon d'Éléonore et des espèces endémiques de lézards.

L'île, longue d'environ 4 km, tire son nom de sa forme évoquant un dragon. Elle est séparée de Majorque par un étroit canal.

Les visiteurs peuvent explorer l'île via des sentiers de randonnée menant à des points de vue spectaculaires, comme le phare de Na Pòpia ou le cap de Llebeig. La plongée et le snorkeling sont également populaires grâce à ses eaux cristallines.

L'île est accessible uniquement par bateau, principalement depuis Sant Elm ou Port d’Andratx. Des excursions organisées sont disponibles, et il est conseillé de réserver à l'avance, surtout en haute saison.

En tant que réserve naturelle, Sa Dragonera a des règles strictes : pas de camping, pas de feux, et les déchets doivent être ramenés. Certaines zones peuvent être fermées pour protéger la faune.