Francesc Miquel Cabot i Serra

Plaque commémorative sur la façade de sa maison natale

Francesc Miquel Cabot i Serra était un religieux et missionnaire franciscain majorquin. Il est né en 1819 à Santa Maria del Camí, dans la maison familiale Cas Metge Rei, une demeure historique de la famille Cabot. Il est décédé en 1872 à Tarata (Bolivie), à l’âge de 52-53 ans. Il est enterré au couvent de Tarata.

Il a été ordonné prêtre à Rome en 1841, puis est entré chez les Franciscains en 1844. Il a été envoyé en mission en Amérique du Sud, principalement en Bolivie et au Pérou.

Il a exercé une activité intense dans des régions difficiles des Andes :
  • - Destiné initialement à La Paz, il a appris le quítxua et formé des novices.
  • - Il a travaillé parmi les peuples indigènes mosetenes à San Miguel de Muchanes (près du Río Beni), où il a construit une petite église et œuvré à la pacification des conflits tribaux.
  • - En 1851, il est nommé responsable du sanctuaire de Copacabana (au bord du lac Titicaca, à 3 800 m d’altitude). Il y restaura le couvent en ruines et se distingua comme prédicateur.

  • - Il a refusé le poste de Préfet général des Missions proposé par le président de Bolivie.

    - Il a voyagé beaucoup à pied dans des régions comme Obrajes, Sorata, Puno, Cusco, Lima, Cochabamba, Santa Cruz de la Sierra, Tarija ou Potosí.

    - Sa santé s’est détériorée à cause de l’altitude et des conditions difficiles. Il est mort d’épuisement en se rendant à une prédication.

    En Bolivie, un village porte son nom : Villa Cabot (près du lieu de sa mort). Il existe aussi des lieux commémoratifs comme «La Cruz» à Montero. 

    A Mallorca : en 1972 (centenaire de sa mort), il a été déclaré Fill Il·lustre (fils illustre) de Santa Maria del Camí. Une plaque commémorative se trouve sur la façade de sa maison natale.

    C’est un personnage assez méconnu en dehors de la sphère majorquine et bolivienne, mais il représente bien le courant des missionnaires franciscains catalans/espagnols en Amérique du Sud au XIXème siècle. 

    Sa maison natale. 
    📸 Photos prises en Septembre-Octobre 2024.


    Antonio Gelabert Amengual

    Antonio Gelabert Amengual est né à Santa Maria del Camí en 1921 et il est décédé à Palma en 1956.
    Il était coureur cycliste : il a été champion d'Espagne et a participé 03 fois au Tour de France.

     

    Santa Maria del Camí - Couvent dels Minims ou Couvent de Nostra Senyora de la Soledat


    Le Couvent dels Mínims (ou Couvent de Nostra Senyora de la Soledat) est un ancien couvent des frères Minimes situé à Santa Maria del Camí. Il est aussi connu sous le nom de Can Conrado et est classé Bien d’Intérêt Culturel.

    Les frères Minimes (ordre fondé par Saint François de Paule en 1435) s’installent à Majorque en 1582. Ils occupent d’abord un couvent insalubre près de Palma (dans le quartier de la Soledat), puis obtiennent l’autorisation de se transférer à Santa Maria del Camí en 1682, grâce au soutien de l’évêque Bernat Cotoner et de figures locales comme Esteve Conrado.

  • Le couvent est fondé en juin 1682 et béni en 1683.
  • Une chapelle provisoire et des cellules sont rapidement construites.
  • L’église et le bâtiment principal sont achevés vers 1697 (bénédiction de l’église le 24 août 1697). L’architecte Lluc Mesquida y participe.
  • La communauté, modeste (5-7 pères et 3-4 frères lais), tenait une école, aidait aux confessions paroissiales, assistait les mourants et prêchait dans les villages voisins. Les Minimes suivaient une règle végétarienne stricte (avec quelques exceptions), ce qui les amenait à consommer beaucoup de légumes, fruits secs et... llet d’ametla (lait d’amande), boisson traditionnelle de Santa Maria del Cami dont l’origine est souvent attribuée à ce couvent.
  • Le couvent est sécularisé en 1835. Il est ensuite acheté par la municipalité, puis passe à la famille Conrado (qui en assure le patronage depuis 1862). Il est aujourd’hui en partie privé (résidence de la famille) mais conserve des espaces patrimoniaux.
    Architecture :
    • Cloître : De style Renaissance, carré, entouré de galeries avec colonnes sur piédestaux, chapiteaux à volutes et arcs surbaissés. Il contient deux citernes anciennes (une troisième moderne), ornées des armoiries des Conrado, et une croix de terme gothique venue d’Alaró (fin XVème – début XVIème siècle). 
    • Église : Baroque, avec un portail en arc surbaissé, un petit rosace à l’abside, et les armoiries des Conrado. Elle compte une dizaine de chapelles. Un retable majeur provient de l’église Sant Jaume de Palma. 
    • La façade principale est organisée sur trois niveaux, avec un portail encadré de marès (pierre locale) et un grand linteau.

    Le site se trouve dans le quartier des Hostals, près des anciens chemins royaux. 

    C’est un bel exemple de patrimoine religieux majorquin du XVIIème siècle, lié à l’histoire locale et à des traditions comme la fabrication du lait d’amande. Il n’est pas toujours ouvert au public de manière régulière (car en partie privé), mais il vaut la peine d’être admiré de l’extérieur et fait partie des itinéraires patrimoniaux de Santa Maria del Camí.




  • 📸 Photos prises en Septembre-Octobre 2024.

    Riz brut

    Pour 06 personnes :

    - 500 g. de riz
    - 300 g. de lapin
    - 300 g. de travers de porc
    - 1/2 boudin noir
    - 1 foie de lapin ou de poulet
    - 4 artichauts
    - 1 poivron vert
    - 1 oignon
    - 1 bouquet de persil
    - 2 gousses d'ail
    - 1 citron
    - du safran
    - Huile d'olive
    - Sel et poivre

    Coupez les différentes viandes en morceaux.
    Emincez l'oignon après l'avoir pelé.
    Découpez le poivron en lanières après avoir enlevé les graines.
    Nettoyez les artichauts et coupez les en 4. Pensez à les arroser de jus de citron pour ne pas qu'ils noircissent. Puis faites-les blanchir.
    Dans une cocotte, avec de l'huile bien chaude, faites revenir la viande, excepté le boudin qui sera ajouté à la fin. Salez et poivrez. Bien remuer.
    Quand la viande est bien dorée, ajoutez le poivron et l'oignon. Laissez cuire jusqu'à ce que les légumes soient tendres.
    A ce moment-là, ajoutez 2 litres d'eau et laissez cuire à feux doux pendant 1/2 heure.
    Pendant ce temps, pelez et pilez l'ail et hachez le persil et le foie. Passez ce dernier à la poêle dans un peu d'huile.
    Mettez le tout dans un mortier avec un peu de safran et pilez.
    Après ces 30 minutes, ajoutez le riz. A mi-cuisson du riz, ajoutez le boudin, les artichauts et la moitié d'un citron.
    A 2 minutes de la fin de la cuisson du riz, mettez le contenu du mortier.
    Bien mélangez.
    Laissez reposer un peu avant de servir.


     

    Un été à Majorque - Llorenç Villalonga

    Ce recueil propose une nouvelle traduction du roman de l'écrivain majorquin Llorenç Villalonga "Un été à Majorque", écho, réponse, amplification, suite d'"Un hiver à Majorque". Un cas insolite d'intertextualité où l'auteur, après avoir découpé le récit de George Sand à sa guise, l'incorpore dans son propre texte en virtuose des jeux intertextuels qu'il utilise à ses propres fins. George Sand réincarnée revient, en 1935, poser aux Majorquins la question de leur relation à l'Autre toujours aussi problématique, cent ans après. Ce recueil propose aussi deux articles qui témoignent de l'impact d'"Un hiver à Majorque", et de la « Francesa Romántica » qui ne cessèrent de susciter les ires et les dires.
    📝 Mon article sur le livre de George Sand.